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Le blog a déménagé !

J'aurais dû le faire depuis longtemps, mais voilà: le blog a tout simplement changé d'adresse depuis plusieurs mois... Alors pour ceux qui souhaitent me lire, cela se passe désormais ici:

http://otakritik.wordpress.com/

La MAJ de Overblog était tellement à chier que je me suis vu contraint de partir pour Wordpress. Franchement, je ne regrette pas car cette platteforme est bien plus belle et pratique à la fois ! A bientôt pour de nouvelles aventures !

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Le vent se lève... ou pas

 

Les films du studio Ghibli font toujours leur petit effet sur la blogosphère, lors de leurs sorties en salle. Tous les fans de Japanimation s’attachent à en faire un compte-rendu élogieux, souvent charmés par la magie et la poésie de ces films d’animation… Sauf que cette fois, je vais être à contre courant de ce que beaucoup ont pu dire : je ressors mitigé de ma séance d’hier soir face au dernier film de Miyazaki.

 

 

Le temps d’un rêve

 

 

Vous l’avez probablement lu mille fois, mais l’essence du film repose sur un extrait du poème de Paul Valéry « Le cimetière marin » : « Le vent se lève, il faut tenter de vivre ». Cet extrait devient une maxime pour l’ensemble des personnages qui vont en effet tout faire pour tenter de vivre. Tenter de vivre oui, mais à quel prix ? Là est la question.

 

              

 

La première séquence du film nous présente Jirô, un jeune garçon dans le Japon des années 1920 dont la myopie a enterré son rêve de devenir pilote. Mais qu’à cela ne tienne : il deviendra un ingénieur en aéronautique. Jirô Horikoshi (1903-1982) est le premier personnage ayant réellement existé dans un film Ghibli mais cette nouveauté est surtout l’occasion pour Miyazaki de livrer des éléments autobiographiques de sa vie.

 

Nous connaissons sa passion pour les avions (Porco Rosso, Nausicäa) mais le papa du réalisateur travaillait lui-même dans des ateliers de construction aéronautique. On sait aussi que sa mère souffrait du même mal que la femme de Jirô. Miyazaki se livre presque entièrement à nous, il est difficile de ne pas faire le parallèle touchant entre la vie de Jirô et celle du réalisateur.

 

 

A la lecture de ces premiers paragraphes, vous aurez compris que si ce film est plus personnel, il est aussi plus réaliste. L’imaginaire ne reprendra ses droits qu’à travers les rêves de Jirô où il rencontre le célébrissime Caproni (1886-1957), un ingénieur italien. Caproni expliquera à son ami japonais que les avions ne sont pas faits pour la guerre qui se prépare, mais pour permettre aux hommes d’accomplir leurs rêves.

 

Ces rêves sont de toute beauté, les avions les plus fantasques y voient le jour : « tout est possible dans un rêve » ! Pour autant, Miyazaki laisse cette fois-ci au placard son folklore de créatures que nous aimions tant. Le vent se lève marque un tournant à plus d’un niveau chez le réalisateur, dont ce dernier.

 


Un rêve funeste

 


Le rêve pur qu’entretient Jirô sera à son terme funeste, tant pour son pays que pour les gens qu’il aime. Son rêve deviendra le fameux chasseur Zéro (ou Mitsubishi A6M), utilisé par la marine japonaise lors de la seconde Guerre Mondiale. Il délaissera, sans s’en rendre compte, sa femme au profit de son rêve, offrant au long-métrage une conclusion douce et amère.

 

Le ton se veut résolument plus adulte : les personnages s’engagent dans leur relation au point de se marier. Mais plus important encore, c’est le décor du conflit international qui se dessine qui frappe. Jirô va visiter l’Allemagne et sera légèrement confronté au nazisme naissant. On verra même une poursuite entre ce que l’on suppose être la future gestapo et un possible membre de la résistance. Miyazaki se fera accuser de Bellicisme pour cela et d'autres raisons, mais je ne tiens pas à m’attarder sur la polémique inutile dont souffre le film.

 

 

Jirô ne se positionnera pas dans cette guerre, bien qu’étant un acteur majeur (de part la construction de ses avions), il restera impassible face à ses commanditaires en se contentant de répondre nonchalamment qu’il « fera de son mieux ». Il est avant tout là pour concrètiser son rêve d'enfant (seul élément lié à l'enfance, un thème pourtant récurrent chez Ghibli), même si ce qui l’attend au bout du chemin ne sera que regret.

 

On serait tenté de croire que le parti pris emprunté par Miyazaki a complètement délaissé ses habitudes, il n’en est rien. Les superbes compositions de Joe Hisaichi sont empreintes de cette mélancolie unique qui sied parfaitement au chara-design du maître. Nous pouvons toujours compter sur l’omniprésence de la nature luxuriante et de personnages aussi charismatiques que profondément humains : ni mauvais, ni bons, juste présents dans une époque avec laquelle ils tentent de vivre. 

 

Alors, qu’est-ce que je reproche concrètement au film ? Ce sont justement ses qualités que je n’ai pas su apprécier. Il y a du Miyazaki mais aussi du changement et il faut croire que je n’ai pas su l’apprécier à sa juste valeur. Le vent se lève demeure pour autant un film d’animation incontournable, juste pour dire au revoir et merci à un des plus grand monsieur du cinéma.

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Le stigmate des otakus

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Quelque chose m’irrite sérieusement lorsque, je vais dans mes librairies spécialisées, faire mes achats du mois. Mon pied foule tout juste le seuil de la plupart de ces magasins, que je rêve de mettre la main sur un fusil à pompe et de tirer dans le tas.  Je veux repeindre les figurines kawaï qui trônent sur les étagères de rouge sang, de tripes et de boyaux des imposteurs qui se prétendent otaku. J’ai des envies de meurtres lorsque je surprends leurs conversations. « Comment ça va, Jean-Paul-Kun ? » «Bien, et toi, Joséphine-chan ? ». Il leur arrive de me saluer : « Ohayo Romain-Kun », ce à quoi je réponds par  « Ta gueu…, heu, salut Pierre ! Cool, les oreilles de chat ! » « On dit Neko d’abord, Nyaa ! ». Il est temps de remettre les pendules à l’heure et d’expliquer ici-même, ce qu’est un otaku.


 

L’otaku occidental, l’otaku japonais


 

La différence majeure entre l’otaku occidental et japonais, c’est la perception que l’on en a d’un bout à l’autre du globe. Beaucoup de personnes s’affirment otaku parce qu’elles lisent quelques mangas, ont vu quelques animés et jouent aux jeux vidéo. Dans ce cas, ma propre mère EST une otaku. Il y a donc une tendance chez nous à s’autoproclamer « otaku » à tout va et à  en tirer une fierté car cela véhicule une image positive là où c’est péjoratif au Japon.


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Pour clarifier les choses, il suffit de décomposer le mot. Le « O » provient de l’hiragana et a un sens honorifique comme dans Onii Chan (frère), Otôsan (père)… Le « taku », (Kanji) pour le simplifier, signifie « maison ». Ce mot est donc tout à fait positif à ses origines et désignait une famille vivant sous le même toit.


Comment passe t’on donc d’un terme qui désigne « un membre appartenant à une famille sous le même toit » à « une personne marginale consacrant tout son temps à sa passion » ? Il faut faire un bond en 1983. Dans la revue pour adulte Burrico,  Nakamori Akio est un jeune essayiste qui réutilise ce mot pour désigner une génération qui se consacre essentiellement  au visionnage d’anime, à la lecture de manga ou à l’achat de figurines, de maquettes, ect…


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Ce que le lectorat Japonais de l’époque assimilera sera le côté pathologique de cette passion. On peut en effet affirmer, sans froisser les esprits les plus étroits, que se consacrer exclusivement et uniquement à sa passion EST une forme de fuite de la réalité, l’expression d’un mal de vivre propre à la jeunesse nipponne.  Chose avec laquelle les japonais ont bien du mal dans un pays où la compétition et le statut sont primordiaux : resté cloîtré chez soi à mater Gundam, c’est mal ! L’affaire qui secoua le Japon en 1988 finira d’adouber les craintes du peuple nippon


 

Le tueur otaku de Saitama (Tokyo)


 

1988 sonne le glas pour les gentils otakus. Une horrible série de meurtres va avoir lieu cette année là.  Tsutomu Miyazaki est un  sérial killer de 26 ans, à l’époque des faits. Il tuera 4 fillettes, âgées de 4 à 7 ans. Il violera leur dépouille et ira jusqu’à boire le sang de deux de ses victimes avant de leurs dévorer les mains et les pieds.



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Ci-dessus, le fameux "otaku tueur"

 


Il sera arrêté en 1989 avant de faire une nouvelle victime. Coup du sort,  Tsutomu Miyazaki était un otaku possédant des centaines de manga et DVD anime… Dont certains lui servirent d’inspiration pour ses meurtres. Il utilisa même pour pseudo  Yûko Imada, une héroïne venant d’un hentaï violent.


Sa perversité le poussera à envoyer des lettres ou des cendres aux familles de ses victimes pour leur préciser, en détail, ce qu’il avait fait. On lui diagnostiquera une schizophrénie aggravée, avec cependant la pleine conscience de ses actes.  Il n’en fallait pas plus pour ancrer une peur profonde et une forte discrimination envers les otakus.


Bien que certaines productions ont plus ou moins permis de « redorer » l’image des otakus avec le temps(Otaku No Video, Genshiken, Densha Otoko, NHK ni Yokosô), c’est surtout la valeur marchande de ces gros consommateurs qui a fait bouger l’opinion publique. Tout d’abord, parce qu’il n’existe pas qu’un type d’otaku : on peut être otaku de modélisme, de mode ou de tout autre loisir.


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Mais aussi parce que  l’otakisme s’est étendu à l’étranger. Il est donc important de caresser dans le sens du poil ces consommateurs, afin de les décomplexer de leurs statuts jusque là honteux. C’est cool d’être otaku à l’étranger, donc il faut aussi se réjouir de l’être au Japon. Pour autant, cela n’empêche pas les japonais de faire comme si les otakus n’existaient pas. Il semble d’ailleurs coutumier là-bas de fermer les yeux sur certains vrais problèmes de société, comme l’hikkikomorisme ou l’ijime.

 

Pour conclure, j'espère que cet article vous permettra de mieux comprendre ce qu'est un otaku à l'origine et le paradoxe qu'il est au Japon. C'est un rebus de la société, un marginal qui tend à se faire accepter parce qu'il représente une valeur marketing non-négligeable. De là à dire que l'état Japonais maintient le mal-être de ces personnes pour remplir ses bourses, il n y a qu'un pas...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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[Critique Anime] Waga seishun no Harlock

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Harlock, plus connu chez nous dans les années 80 sous le nom d’Albator, est un personnage de fiction créé par Leiji Matsumoto en 1969. L’univers de Captain Harlock se décline et se suit sur plusieurs formats : film d’animation, série ou encore manga. Bien que le tout récent film du capitaine en 3D soit visuellement plus attrayant, c’est sur Arcadia of My Youth que va porter ma chronique.


 

Il revient Alba… Ah, ben non ! il s’en va…


 

Avant toute chose, sachez que je ne suis pas COMPLETEMENT étranger à l’univers d’Harlock. Disons que j’ai chronologiquement mal démarré la série. J’avais lu en anglais Captain Harlock (disponible en VF chez Kana, en 5 tomes) qui se situe presque à la fin de l’histoire… J’ai donc commencé sans les éléments-clés du scénario, à savoir pourquoi Harlock ne peut revenir sur terre, qui était sa dulcinée, qu’est-ce qui le pousse à se battre…? et, dans les éléments moins utiles : comment est-il devenu borgne, d’où vient son corbeau ?


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Plaçons le contexte du film : nous sommes à la fin du 30ème siècle et la terre est asservie par les humanoïdes. Pour plus de détails sur le pourquoi de cette colonisation, il vous faudra voir le film Princesse Millenium ou la série La reine du fond des temps. Voici ce que nous apprenons ici : Harlock est déjà ténébreux et rebelle, c’est aussi un pilote d’exception. Le film se penche sur sa rencontre avec Tochiro, un mécanicien de génie.


Allez savoir pourquoi, mais la relation avec Maya, censée être l’amour de la vie du capitaine corsaire, n’est que très peu décrite. Nous savons qu’elle est recherchée par les humanoïdes à cause de son émission radio, qui invite l’humanité à garder espoir face à ses envahisseurs, mais nous n’en saurons pas plus. Difficile d’accorder du crédit donc à ce personnage assez fade que Harlock tentera à tout prix de sauver. Une explication sur leur relation aurait été appréciable ici afin de mieux comprendre ce qui liait si fort ces deux amants.


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En revanche, nous comprendrons parfaitement la splendide alchimie et amitié qui lie Harlock à Tochiro dès leur première rencontre via la présence de Flashback qui remontent à plus de mille ans. Les ancêtres de ces derniers sont devenus les meilleurs amis du monde un bref instant lors de la seconde Guerre Mondiale : Une amitié si forte qu’elle en restera gravée dans l’ADN des deux lignées. C’est très japonais tout ça et, par conséquent, hautement WTF mais gageons que l’effort est louable et surtout très travaillé.


Reste que, si le scénario est « bon » à l’instar de la réalisation, il y a beaucoup trop de choses à traiter en à peine deux heures. Le film souffre donc de séquences que l’on sent raccourcies : ceci explique sans doute l’absence du traitement de la relation Harlock/Maya mais aussi le voyage expéditif sur Tokarga. Le gigantesque Arcadia semble avoir été créé par Toshiro tout seul ce qui décrédibilise encore plus le film pour peu que l’on ne se laisse pas happer par son rythme effréné. En effet, comment un seul homme a-t-il pu construire à lui tout seul un tel engin ? Comment a-t-il fait pour se procurer le matériel nécessaire dans une planète déserte ?

 

 

Un film d’ambiance et visuel


 

Si les faiblesses du script sont trop évidentes pour que le fan aguerri n’en tienne pas compte, il faut néanmoins admettre que l’univers d’Harlock est très attrayant. Ce space opéra conserve tout son charme grâce à ses héros charismatiques, notre capitaine en tête de liste. Le contexte politique  de la colonisation est lui aussi très appréciable.


On sent que Matsumoto s’inspire de la seconde guerre mondiale, les souvenirs des ancêtres de Tochiro et Harlock ne sont pas introduits au hasard. Les humains sont soumis à une « race » qui leur est supérieure et qui tente d’imposer son hégémonie à la galaxie toute entière. L’idée est bonne, bien que traitée uniquement en surface. Encore une fois, le long métrage souffre de son format.


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Les affrontements, à coup de pistolet laser, sont bien sympathiques mais ce sont trois passages à bord du vaisseau de l’Arcadia qui donnent tout son cachet à l’œuvre. Tout d’abord parce que le réalisateur a eu le bon goût de rendre ces passages assez long. Ensuite,  parce que tout le drame humain qui découle de la guerre entre les humanoïdes et les hommes s’y ressent.


L’unique combat spatial du récit vaut son pesant d’or tant il atteint des sommets d’intensité. Harlock et son adversaire sont d’une noblesse et d’un courage sans faille. On regrette donc que le film manque de scènes aussi développées.


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Toute la détermination d’Harlock sera mise en exergue lors de ces moments émotionnellement intenses. Le gros du budget a sûrement été consacré à ces parties qui n’ont pas à rougir de leur indéniable qualité visuelle. Que reste-t-il à dire d’Arcadia of My Youth ? Le doublage est bien entendu de qualité et les musiques de Toshiyuki Kimori sont parfaitement en phase avec l’histoire. Il faut aussi apprécier le chara-design particulier du mangaka qui ne fait pas forcément l'unamité. 


AOMY constitue donc une belle entrée en matière dans l’univers du capitaine corsaire sans pour autant laisser un souvenir suffisamment bon pour être considéré comme un incontournable. Je lui accorde 6 Arcadia sur 10 !

 

 

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[Critique Manga] Ashita No Joe

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Le Gekiga est un style de manga dont le public visé est les adultes. Le terme signifie littéralement « dessins dramatiques ». C’était un genre très répandu dans les années 70, considéré comme l’ancêtre du seinen. Bien que catalogué chez les shônen  Ashita No Joe est un pur Gekiga et se permet un savant mélange des genres, situé entre le spôkon (manga sportif), le drame et la tranche de vie. Tetsuya Chiba et Asao Takamori nous livrent un héros et une histoire comme il n’en existe plus aujourd’hui : celle d’un homme qui trace son chemin dans le sang et l’espoir d’impossibles meilleurs lendemains.

 

 

Plus qu’une histoire, un documentaire


 

Ashita no Joe , c’est avant tout une rencontre : celle de deux êtres laissés pour compte par la vie.  D’un côté, nous avons Joe : fougueux, insolent, caractériel et bagarreur, ce jeune sauvage ne compte que sur lui-même depuis que ses parents l’ont abandonné alors qu’il n’était qu’un enfant. Décrié par les adultes, c’est auprès des enfants du quartier où il a atterri qu’il retrouve le sourire. De l’autre côté, Danpei Tangei , aussi surnommé Kenkichi (vieux fou de boxe) : subjugué par le talent de  Joe, il voit en lui la possibilité d’atteindre les sommets du monde de la boxe. Ses intentions vénales se mueront en une profonde affection pour le jeune vagabond.


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Cette rencontre pour le moins tumultueuse aura lieu dans le quartier des Doya, endroit où semble s’être donné rendez-vous toute la déchéance humaine de l’époque. Takamori s’est attaché à dépeindre un contexte social délicat en nous présentant d’un côté les sympathiques mais pauvres habitants des Doya (souvent habillés de guenilles ou avec des vêtements en lambeaux) ; de l’autre, l’opulence de la ville Tokyoïte (le club Shiraki, la maison de Yôko).  Vous l’aurez compris , Ashita No Joe tire plutôt vers le tragique et ne s’attardera que plus tard sur l’ascension de Joe dans le monde de la boxe.


Une ascension qui connaîtra ses origines dans une prison pour mineurs suite aux divers larcins de notre héros, décidément à la limite du détestable. Mais c’est ce qui le rend si charismatique : Joe n’a que faire des conventions sociales. Sa « docilité » ne se fera que dans l’ultime but de se venger de l’homme qui l’aura mis à terre : Tooru Rikishi, ancien boxeur qui le poussera à suivre les entraînements par correspondance du vieux Danpeï depuis sa cellule.


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Mais avant cela, il lui faudra purger sa peine. Si le quotidien du quartier des Doya s’étale du tome 1 au tome final, le séjour en prison de Joe (environ deux tomes de 300 pages) nous narre un quotidien des plus difficiles pour une jeunesse en perte de repaires. Entre les travaux de champs et son humiliante défaite, Joe ne se lamente pas et brûle de parvenir à son objectif : défaire Rikiishi. Cette soif de vivre vengeresse, ô combien palpable, ont conféré à Joe un symbole de rébellion tout en insufflant du courage à la jeunesse japonaise.


 

Une réussite tragique et sanglante

 


Si les prémices des débuts de Joe dans la boxe se font au cours du tournoi organisé dans sa prison par la bourgeoise Yôko Shiraki, il lui faudra attendre sa sortie de prison pour débuter sa carrière. La route s’avèrera déjà semée d’embûches, seulement pour obtenir la licence professionnelle… Là où Hajime No Ippo ne fait que montrer l’ascension positive du héros, Ashita No ASNJ tire son épingle du jeu en nous dévoilant le revers de la médaille. Joe devra tout d’abord faire face à la mort d’un de ses plus grands adversaires… Mort qui sera si marquante à l'époque que le personnage fictif aura droit à sa propre tombe, suite aux réclamations des fans.


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Cet épisode dramatique le plongera dans une grande dépression dont il ne ressortira que tardivement. Errant d’abord dans les rues en buvant puis vomissant ses tripes dès qu’il porte un coup à ses adversaires, Joe aura fort à faire avec son traumatisme. Ceci ne l’empêchera pas pour autant d’entamer un régime borderline pour rester dans sa catégorie de poids, tout comme feu son ancien rival.  La malédiction continuera de poursuivre notre héros qui, malgré toute la peine qu’il endurera, persistera à enfiler ses gants de boxe pour ressortir tuméfié de tous ses matchs.


L’issue inéluctable, qui semble attendre Joe , est décrite dès les premiers tomes : sa façon de boxer est dangereuse, il ne vivra pas longtemps… Et il le sait. Deux sentiments le poussent à se battre encore et encore sur le ring : l’envie de se sentir vivant, quelques instants, après s’être consumé corps et âme dans la bataille. Ces quelques moments après la victoire sont le havre de paix de Joe, là où les jeunes de son âge préfèrent aller à la plage ou se prélasser entre amis. Enfin, la culpabilité qu’il ressent pour ses anciens adversaires dont il a brisé la carrière ou la vie, ce qui le pousse à continuer pour eux.


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Rien, pas même ses amis les plus proches, ne réussiront à lui faire entendre raison. C’est d’ailleurs la gent féminine qui tente de le convaincre, en vain, comme pour nous signifier de façon quelque peu machiste que l’univers de la boxe n’appartient qu’aux hommes. Les tentatives de séduction de Noriko se soldent par un Joe nonchalant. Quant à l’aide que tente de lui apporter Yoko, il la repousse la plupart du temps avec force.


 

Un dessin puissant

 


Je fais l’éloge de  Asao Takamori pour son scénario monumental. Pour autant, le dessin de Tetsuya Chiba a tout autant de mérite. Pour décrire des personnages aussi authentiques, il fallait un dessin qui le soit tout autant. Avec son trait fin, Chiba va donner à Joe et tous ses protagonistes un réalisme à tomber par terre. Chaque personnage aura droit à sa palette d’expression et un faciès unique, exit les arbitres.


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Les moments de mélancolie de Joe sont parfaitement retranscrits grâçe à des planches qui se font rares de nos jours : des pages entières avec des zoom sur les yeux de Joe, à le voir déambuler dans les rues… Le mangaka semble avoir joui d’une liberté certaine de la part de son éditeur et cela se ressent tant ce manga reste en marge d’un point de vue tant visuel que scénaristique: tout est à l'apogée de l'intensité.


Mais toute la puissance du titre se dégage réellement dans les matchs aussi percutants que mirifiques. Avec ses giclées de sangs abondantes, ces visages gonflés par les échanges de coups violents, seul l’encrage parfait de Chiba pouvait décrire à merveille toute l’horreur et la fascination d’un ring vu de l’intérieur. L’action y est parfaitement décrite et là encore, nous aurons droit à des pages entières pour décrire une action ou voir un personnage en entier : la maigreur presque écœurante de Rikishi, la peur sur le visage de Joe…  Toutes ces qualités font que l'on regrettera que l'oeuvre se stoppe alors qu'elle était au sommet de sa popularité, la cause étant les mouvements contestataires des étudiants de l'époque qui utilisaient un drapeau avec le visage de Joe... 


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Si ce n’est pas déjà clair, Ashita NoJoe est un indispensable du manga, inspiration inépuisable pour bon nombre de mangakas comtemporains. Seule la saison 2 de l'anime a vu le jour en France, donc n’hésitez pas à vous rattraper en vous rabattant sur la version papier. Le travail de l’édition Vintage de Glénat est de plus remarquable, on ne les remerciera jamais assez d’avoir fait paraître ce genre d’œuvre encore inédite chez nous. Je lui donne 10 gants de boxe sur 10 !

 

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[Test] Final Fantasy 8

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Oui, j’ai eu la PS3 à Noël. Oui, j’ai eu FF 13 et FF 13-2. Mais non, je n’y ai pas encore joué pour la simple et bonne raison que j’étais trop occupé sur FF 8. Après un Final Fantasy 7 absolument épique, Squaresoft devait placer la barre haute pour répondre dignement à l’attente des fans d’une saga à la renommée désormais mondiale. Squaresoft nous livre le second volet PS1 de sa licence en 1999 et il est difficile de ne pas succomber au charme qui s’opère dès les premières minutes de jeu.


 

Amour, guerre et sorcellerie


 

Après la superbe cinématique d’introduction sur le mémorable thème Liberi Fatali, vous incarnez Squall Lionheart qui se réveille à l’infirmerie. Ce jeune homme fait partie des étudiants en lice pour décrocher le diplôme du Seed (mercenaires d’élite) de la BGU (Balamb Garden University) où il suit une formation militaire.


Peu après sa nomination en tant que Seed avec ses camarades, il fera la rencontre de Linoa Heartilly. Cette jeune femme fait partie de la résistance qui tente de freiner l’invasion grandissante de l’armée Galbadienne. Squall sera  amené à aider cette dernière mais sa mission prendra une ampleur des plus inattendue.


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Avec son histoire complexe et pleine de rebondissements, FF 8 succède à son grand frère avec maestro sur les plans de l’univers et du scénario. Bien que stéréotypé avec ses héros se trouvant pour but de vaincre le mal, le jeu parvient à amener les éléments clés de son scénario de façon si judicieuse que l’on ne peut que saluer le spectacle qui nous est offert.


Vos compagnons de route sont plus charismatiques les uns que les autres. Mais de Zell le bagarreur, Quistis le congélateur, Irvine le séducteur, Selphie la joyeuse ou la troupe loufoque de Laguna, c’est le couple Squall/Linoa qui retiendra l’attention.  Souvent décrié pour son romantisme exacerbé, j’ai personnellement apprécié cette histoire d’amour entre deux êtres que tout oppose.


Si cette alchimie fonctionne à tous les coups et reste assez classique, il est intéressant de voir comment Squall va s’ouvrir grâce à l’amour, un thème récurrent sous toutes ses formes dans Final Fantasy

 

 

Les associations, les G-Forces et le level-up : toute une histoire…

 


FF8 marque enfin l’heure du renouveau pour une Saga qui s’était jusqu’alors cantonnée à un système d’attribution de jobs (FF 1,2,3 sur NES et le 5 sur SNES) ou de classes bien définies  (FF4, 6 sur SNES et 7 sur PS1) avec du level-up classique à la clé. On vous propose dorénavant un nouveau menu, le système des associations. Mais faisons tout d’abord le tour des réjouissances…


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Ici, le level-up pourrait bien vous être fatal en début de partie : en effet, les monstres ont eux aussi la possibilité de monter en niveau. Pour peu que vous ne possédiez pas les bonnes magies et/ou capacités au moment adéquat, un monstre a priori facile à vaincre pourrait prendre des airs de mini-boss. Il vous sera conseillé de transformer vos adversaires en carte grâce à la capacité du même nom de votre G-Force Golgotha. Ceci vous permettra de récupérer des PDC (Points de compétences destinés aux G-Forces) sans gagner d’expérience.


Les chimères/éons deviennent des G-Forces. Lorsque vous faites appel à elles, après le chargement de votre barre ATB, une seconde apparaît en bleu. Le temps que celle-ci soit chargée, les HP de votre G-Force se substituent aux vôtres. Ces dernières peuvent donc être mises KO en combat, ce qui ne vous prive cependant pas des capacités qu’elles vous accordent.


L’ensemble de vos capacités Actives (Magie, Voler, Objet, Carte, ect…) et passives (Bonus Vigueur, Boutique dans le menu, Créa-Magie ect…) passent par les PDC attribués à vos G-Forces. Il vous faudra choisir quelles sont les capacités susceptibles de vous être utiles lors de votre aventure afin de les rendre disponibles dès que les PDC nécessaires à son utilisation sont atteints. Certaines G-Force possèdent des capacités qui leurs sont propres, il vous faudra donc les associer à vos héros avec rigueur pour exploiter au mieux le potentiel de vos troupes.


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Les magies ne se gagnent plus en montant de niveau mais en les volant. Les PM n’existent plus, il vous faudra piller vos adversaires ou les puiser dans des sources de magies.  Vos capacités peuvent vous permettre d’en créer à partir d’objets de votre inventaire. Vous ne pouvez posséder que 100 exemplaires de chaque magie. Les magies sont à associer à vos caractéristiques. Pour vous simplifier la tâche, sachez que vous pouvez utiliser le sous-menu optimisation dans le menu association afin d’avoir un héros boosté en Attaque, en magie ou en défense.


Les combats ne rapportent plus de Gils ! Vous êtes payé avec une solde en fonction du nombre de vos pas. C’est la rémunération Seed. Elle varie en fonction de vos résultats à l’examen du Seed au CD1, aux questionnaires disponibles dans le menu ou via certaines de vos actions. FF 8 n’a donc pas été avare en termes de contenu, rien de bien difficile même pour les néophytes : suivez attentivement les instructions de Quistis. Sinon, le menu aide sera pour vous.

 

 

 

 

Gameplay, chara-design et cinématiques

 

FF 8 a voulu trancher avec ses prédécesseurs en nous proposant un chara-design réaliste. Fini le côté Chibi ! Les couleurs champêtres et industrielles laissent place à  un mélange d’Europe futuriste et mystique (Deling City et son arc de triomphe qui rappelle celui de  Paris, la tombe du roi inconnu) qui se prêtent plus à l’ambiance du titre.


Vous vous déplacez comme à l’accoutumé sur une mappemonde encore plus travaillée et belle que dans FF7. Vos moyens de locomotion ne changent presque pas : train, voiture, Vaisseau, bateau… les villes se composent d’arrières-plans 3D somptueux dans lesquels vous progressez sur plusieurs écrans. Il est possible d’interagir, de rentrer dans les maisons, de faire de nombreuses quêtes annexes (G-Force, boss secret…).


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Les phases de combat connaissent quelques améliorations qui sont les bienvenues.  Vos ennemis ne se contentent plus de se volatiliser après un combat, mais défaillent avant de mourir, puis disparaissent. Les limit Breaks sont toujours présentes mais se déclenchent à la condition d’avoir vos HP bas ou après l’utilisation du sort Aura. Celles-ci sont déblocables à partir de magazines ou d’objets, voire en  fonction de vos armes.


Les affrontements sont dynamiques et fluides, on regrettera cependant que la capacité « voler » soit si longue à exécuter. Ajoutons que les combats aléatoires sont nombreux, ce qui peut ternir le rythme en début de partie. Seul Squall bénéficie d’une commande spéciale : en appuyant sur R1 au bon moment, vous décuplerez les dégâts faits à vos adversaires. Les G-Forces bénéficient toujours de splendides cinématiques, même si leur utilisation se révélera être quasiment nulle.

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Enfin, les cinématiques poussent l’exploitation de la PS1 à son maximum. On est immédiatement frappé par la qualité grandissante de ces dernières, déjà impressionnantes dans FF 7. Seul regret : les OST. Quelques thèmes marquent, mais rien de bien exceptionnel.


Final Fantasy 8 sonne l’heure du renouveau pour une série qui avait déjà amorcée cette envie sur FF 7. Plus mature, plus sombre et innovant que ses prédécesseurs, FF 8 reste un jeu qui s’apprivoise tant et si bien que l’on suive les tutoriaux. Un must have, définitivement. Je lui donne 8 Gunblade sur 10 !

 

 

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2014 commence bien !

C’est le début de l’année, alors avant toute chose je vous souhaite à toutes et à tous une bonneannée 2014 ! Aujourd’hui, ce billet sera plutôt simple puisqu’il n’a pour vocation que de vous montrer les présents que j’ai reçu à noël et je tenais à partager cela avec vous !

 

Comme vous pouvez le constater, j’ai été particulièrement gâté cette année… Merci à ma femme qui s'est ruinée, à sa maman qui en a fait de même et à mon père !


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-L’adaptation de l’étrange noël de Monsieur Jack de Tim Burton par Jun Asuka en Manga. Un One-Shot très sympathique !


-Gundam Seed Destiny l’intégrale, il serait temps que je regarde la saison 1…


-L’artbook de Kingdom Hearts par Shiro Amano.


-Le jeu PS3 Kingdom Hearts 1.5 remix… Dieu que c’est beau !


-Une Wonderbox pour une petite virée en amoureux avec ma femme <3


-Un autoradio Kenwood.


-La PS3 avec tout plein de jeux histoire de bien démarrer : Trilogie Batman, Tales of Xillia, One Piece Warrior, GTA Liberty City, Little Big Planet, FF 13 et FF 13-2, The Last Of Us, Naruto 2.


-L’intégrale de Columbo, j’adore ce détective !


-Les tomes de City Hunter qui me manquait du 26 au 32 !

                              

Voici le cadeau dont je suis le plus fier : les trésors de Spider-Man ! C’est un recueil dont le contenu ravira tous les fans du tisseur : croquis, page originale refaite à l’identique, poster d’époque… Le pur kiff pour le fan que je suis !


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Enfin, un cadeau d’une amie de forum Otaku Attitude, Evangelina qui m’a fait dédicacer un tome Dreamland par Reno Lemaire ! Merci à elle et encore une bonne année 2014 à tous ! 

 

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[Test] Megaman 1,2 et 3

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La Nes est la console qui a su relancer dans le monde le marché du jeu vidéo. Sur ses 8 Bits, de grandes licences ont vu le jour et perdurent encore aujourd’hui. En tête de liste : The legend of Zelda, Super Mario Bros, Donkey Kong, Metroïd et bien d’autres encore.  Mais un petit robot bleu passe presque inaperçu dans l’ombre de ces icônes alors qu’il a lui aussi apporté sa pierre au monde vidéoludique : Megaman (Rockman au Japon).


 

Un jeu innovant sans histoire


 

Megaman est un jeu vidéo NES qui voit le jour en 1987. C’est un jeu Capcom créé par Akira Kitamura . Difficile,  MM  allie à la fois des phases de plateformes     au timing délicats, de tirs et de réflexions (sur la façon de vaincre un boss, sur l’ordre dans lequel on va démarrer ou pas un stage…).

 


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Les boss sont souvent de coriaces 


Si je devais définir Megaman, je le décrirai comme un jeu sans scénario au gameplay hétéroclite. En effet, l’histoire tient sur 3 lignes tout au plus et ne se renouvelle pas vraiment sur les 3 épisodes que j’ai terminés.  Petit rappel du synopsis : Le Dr. Light est un gentil scientifique. Son ancien associé, le Dr. Willy devient Megalomane  quand il se rend compte que les créations de son confrère pourraient lui permettre de contrôler le monde. Il détraque quelques-uns de ces robots, mais Megaman est là pour les stopper…


 Malgré un fond au vide sidéral, MM  bénéficient  d’un chara-design et d’un field-design travaillés et c’est avec plaisir que l’on constate les efforts que les designers font pour nous proposer de nouveaux ennemis à affronter. Le charisme des personnages, le charme des différents stages font toujours leur effet. On pardonne donc facilement cette facilité dans l’histoire, délaissé au profit d’une qualité visuelle efficace et d’une ambiance musicale héroïque et speed.

 

 

Un gameplay jouissif


 

Megaman, c’était à l’époque la possibilité de démarrer le jeu en sélectionnant le stage de son choix. Une option révolutionnaire à l’époque où les poncifs du genre comme Mario avaient posé pour base une succession de niveaux manichéens d’un même univers. Ce choix est d’autant plus important qu’il détermine dès le début du jeu sa difficulté, qui peut passer de facile à… impossible.


En effet, une autre des nouveautés apportées par cette licence est de récupérer les armes de vos adversaires. Chaque arme correspond au point faible d’un autre Robot Master et sont toutes différentes : d’où le fait que le jeu puisse passer d’une déconcertante facilité à une difficulté extrême.


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La bonne gestion de la touche saut est primordiale


Les ennemis qui parsèment la route de Megaman sont nombreux et il vous faudra mourir un certain nombre de fois avant de mémoriser la façon la plus adéquate pour les abattre. La tâche devient complexe car votre arsenal varié n’est pas illimité et se doit d’être réservé au boss ou d’être utilisé de façon judicieuse, même s’il reste possible de le recharger.


Après avoir vaincu tous les Robots Masters, il vous faudra vaincre le Dr. Willy terré dans sa forteresse et croyez-moi, il n’est pas question ici d’une promenade de santé… La forteresse est un condensé de ce que vous avez pu trouver de plus tordu en termes de plateforme ou d’ennemies.


 

Mega cool !


 

Megaman s’impose facilement aux côtés de Sonic et Mario comme un jeu de plateforme digne de ce nom ! Inventif et rafraîchissant, sa jouabilité a su rester intacte avec les années. Une vraie partie de plaisir à découvrir ! Je lui donne 7 Blaster sur 10 !


 

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I believe in Ben Affleck

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Après un très bon (avis qui n’engage que moi) Man of Steel, on apprenait que comme tous les films américains récents, il y allait y avoir une suite : le très attendu ( ?) Batman vs. Superman. Adapté de ce qui est à mes yeux la meilleure histoire de Batman développée par l’excellentissime Frank Miller, elle aurait dû remporter tous les suffrages chez les fans et pourtant, et pourtant…..


Une news tombe début Septembre 2013, le nouveau Batman a été choisi et ça sera….BEN AFFLECK.


Mon dieu, je n’ai pas vu ni connu autant de troll autour d’une personne et de son personnage… (Quoique Jar Jar Bings…). C’est parti comme une trainée de poudre et le constat est plutôt consternant puisque de toutes les personnes que je connais dans mon entourage Geek et non Geek, tous s’accordent à dire NON à BEN AFFLECK. Certains brandissent « Amours Troubles »


 

 les autres Daredevil.


 

Pour avoir vu la moitié de ses deux films (j’ai pas pu aller au bout…) j’aurais pu penser la même chose, et pourtant I Believe in BEN AFFLECK…. Il mérite d’avoir sa chance, et franchement si on regarde en arrière, je pense que l’on a déjà connu bien pire…Petite rétro rapide :

 

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1) Julien Lepers (héhé c’est pour toi Yomi) « Mickeal Keaton », Franchement avec tout le respect que j’ai pour lui (BeetleJuice) vous le voyez en Batman ??? il a l’air d’être Bruce Wayne tel qu’on le connait ?? Et pourtant il signe une des meilleures interprétations de Batou

 

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2) Val Kilmer : A l’époque, et je m’en souviens comme si c’était hier, encore Yomi peut en témoigner je lui en ai encore parlé récemment, j’étais surexcité. La bande annonce m’a laissé avec des étoiles dans les yeux. J’avais hâte, … tellement hâte….La  surexcitation a duré jusqu’à ce je vois le film…On passera sur l’affaire des  « gros plans façons Schumacher » le plan sur les tétons, la coque que Porte Batman et son arrière train, ont su déstabiliser le jeune Geek  que j’étais…Val nous offre un Batman avec une prestation plus que médiocre et des dialogues a oublier très vite.

 

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3) En 1997 Arrive a mes yeux le messie…en la personne de Monsieur « Trop bien sapé », Monsieur « j’ai LA Classe », Monsieur « Whatelse !??… »…GEORGE CLOONEY. Dans la bande annonce, je me souviens qu’on le voit en col roulé, la part féminine en moi est tombé amoureuse…George est Bruce Wayne, je veux dire, il a les épaules pour….tout est bon dans le Clooney….ouais ben pour Batman on va oublier.  Un film triste, sans vie, sans ame bref une horreur….Et puis il y a Scharzy dedans qui sous prétexte d’être Mister Freeze ne peut parler qu’n utilisant le champ lexical du froid et ou de la glace… « I’ll freeze Back…. »


Pourquoi, alors, est-ce que je crois en lui me direz-vous ? Dans un premier temps parce que les références citées plus haut datent d’il y a 10 ans !!!!!  Il a évolué en 10 ans le Ben, il est devenu réalisateur (et pas un mauvais), il a remporté un Oscar, il est plus avec J-Lo(w)….Franchement il m’a pas l’air d’être toujours le « Evil-Daredevil ». Pour preuve le film The Town de et avec Ben, même si ce n’est pas un grand film, j’ai été agréablement surpris par la performance de notre futur « Caped-Crusader ». Le film tient bien la route et Ben Affleck qui a su pousser de la fonte, est parfaitement crédible en leader d’une bande de criminel.


Puis il y a l’entourage de M. Affleck, et surtout Kevin Smith et Jason Mewes (Dogma, Jay and Silent Bob Strikes back….) auteurs et fans incontestables de comics,  reconnus comme les plus gros geeks des USA  et aussi accessoirement  les meilleurs amis de Benjy. A noter que Kevin (excusez on est intime lui et moi ;)…) est le Fan absolu de Batman, c’est dire si il laisserait son pote faire de la m…. avec son héros N°1 !!! Ils vont certainement l’aiguiller, l’aider, le guider pour construire son personnage et comme tout ce beau monde est en contact avec Zack Snyder, je ne peux que me montrer hyper enthousiaste à l’idée de le voir enfiler le costume du Dark Knight.


Je m’attends à de l’inattendu, je m’attends à un film à la hauteur, voir plus fort qu’un Avengers. Bref vous l’aurez compris I really believe in Ben Affleck et j' attribue 4 Julien Lepers sur 5 à sa future prestation.

 

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Artemus. G

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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[Critique Anime] Shingeki No Kyojin

 

 

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Avec les années j’ai tendance à accumuler un retard monstrueux sur les animes cultes. FMA Brotherhood ? Black Lagoon ? Darker Than Black ? Gundam 00 ? Autant d’animes que je n’ai pas encore vu pour la simple et bonne raison que je suis long à me mettre à jour. Cette année je renverse un peu cette tendance puisque j’ai récemment achevé mon visionnage de l’Attaque des titans, une production I.G (Blood +, FLCL) que je considère comme THE Blockbuster de l’année.

 

 

Playmobile, en avant les titans !


 

Imaginez un monde où les fourmis tenteraient de nous tuer nous, les hommes qui leurs marchent dessus. Le synopsis de Shingeki No Kyojin (shônen de Hajime Isayama prépublié à la Kodansha depuis 2009) n’est pas bien loin de cette image. Il y a un siècle, les titans ont exterminé la majeure partie de l’humanité, la contraignant à adopter un mode de vie moyenâgeux.


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Les derniers hommes sur terre vivent cachés derrière la muraille de l’ultime cité humaine. Le Hic, c’est qu’un titan colossal (entendez par là de 50 mètres de haut) va briser ce rempart que tout le monde croyait sûr pour laisser ses « amis » tout détruire. Complètement traumatisé par cet événement durant lequel sa mère se fera dévorer sous ses yeux, Eren Jäger se décidera à rejoindre les bataillons d’exploration (ça donne des vocations de voir sa mère se faire croquer).

 

Ceux-ci ont pour objectif d’allé bouffer du titan (même si c’est souvent l’inverse qui se produit) et d’en apprendre plus sur leur véritable nature. Il sera rejoint par sa sœur adoptive Mikasa (classe au possible et surpuissante) et son meilleur ami Armin (Geotrouvetout de la bande) avec leur équipement tridimensionnel qui leur permets de voltiger dans tous les sens pour viser le seul point faible de ces monstres : la nuque.


 

L’originalité est ailleurs


 

Je reconnais beaucoup de points positifs à cet anime, mais il m’apparaît tout de même important de vous ramener un peu les pieds sur terre chers lecteurs. L’univers dépeint dans l’Attaque des titans est bien souvent vanté pour son « originalité » qui n’en est pas une. Il existe des mangas nihilistes, tout comme il existe des manga dotés d’un environnement moyenâgeux.


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Colgate, votre allié blancheur après votre cannibalisme quotidien.

 

Secundo et vous m’en voyez navré mais les titans ne sont qu’une dérive, certes plus impressionnante et massive, des menaces que l’on peut retrouver dans bien des médias. Ici bien sûr, on va prendre des exemples tirés de manga ou d’anime. Les zombies d’High Scool of the Dead, de I am a hero, les akumas de D.Gray-Man, les demons de Berserk ? Ca vous parle un peu ?

 

Cette parenthèse effectuée, cela ne veut pas dire que je dénigre cet univers ou cette forme d’ennemie. Le fait est que le tout est convaincant et cohérent. On y croit vraiment à cette menace, les titans ont des gueules cauchemardesques avec leur air faussement gentil… Et l’impuissance de l’humanité malgré son arsenal de haute technologie demeure véritablement crédible.

 

 

Une réalisation titanesque


 

Là où Shingeki No Kyojin marque des points, c’est dans la perfection de sa réalisation. Maîtrise évidente du budget car aucune faiblesse en terme d’animation, rythme constant même si la seconde partie est plus lente narrativement parlant, effet de lumière exceptionnel, chara-design chiadé… Rien à voir avec le torchon, heu pardon, la version papier du manga avec ses proportions venues d’un esprit résolument malsain.

 

SNK est un hommage vibrant à ce que l’animation japonaise peut faire de plus epic et de Badass à la fois. Les scènes de voltige à coup de tridimension sont un pur régal ! Quelle utilisation PARFAITE de la 3D ! Bravo I.G, bravo ! Quelle vitesse d’exécution, et ces titans, bougre de dieu qu’ils sont bien animés !


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Cela nous ferait presque oublier que le personnage principal est fade au possible. Eren est le protagoniste le moins humain et par conséquent, le moins intéressant de cette série. Sa seule motivation : tuer du titan. Bon on le comprend bien le petit, mais il ne ressent absolument pas la peur, pas un seul instant. Toute la crédibilité du titre repose sur les autres jeunes recrues, qui se chient littéralement dessus face aux titans, fuient, ou crèvent prématurément. Un réalisme qui aurait pu être un vrai plus si il avait était additionné à la combativité de ErenOn se souviendra aussi d’une OST composée principalement de chants de guerre splendides, qui accompagnent majestueusement bien les scènes de combat.


 

Le choc des titans


 

SNK est LE blockbuster de l’année et ce n’est résolument pas pour rien ! Bien ficelé et doté d’une réalisation époustouflante, SNK pêche cependant par un héros trop peu humain. C’est à peu près tout ce qu’on pourra lui reprocher tant l’univers que Production I.G a retranscrit à l’écran a magnifié la version papier. La postérité nous dira s’il s’agit d’un chef d’œuvre, c’est en tout cas à découvrir de toute urgence ! Je lui donne 8 titans sur 10 !


 

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