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[Critique Anime] Golden Boy: les OAV

 

Je vous ai manqué ? ! Non ? Je m’en doutais ! Tout d’abord,  je tiens à vous remercier, grâce à vous, l’article sur « Say Hello To Black Jack » a fait partie des mieux notés sur l’aggrégateur Sama ! Je sais bien que mes articles manquent de professionnalisme, mais tant que vous prenez du plaisir à me lire, c'est l'essentiel  ! Trêve de bavardages, je vous ai concocté un petit article sur… Golden Boy !  

 

 

Objectif : travailler !



 Il s’appelle Kintaro Oé (ce qui signifie littéralement « Bonhomme en or ») il a 25 ans et son but est on ne peut plus simple : apprendre à l’école de la vie. Pour ce faire  Il vagabonde dans tout le Japon sur son fidèle Mikkazuki (un vélo) afin de s’instruire et d’assimiler toujours plus de connaissances. Sous ses airs d’ingénu, Kintaro est un véritable génie : diplômé de l’université de droit de Tokyo très jeune, il se refuse à emprunter l’avenir radieux qui s’offre à lui et préfère expérimenter tous les petits boulots qui lui tombent sous la main.

 

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Adapté du manga de Tetsuya Egawa, les OAV de Golden Boy ont été réalisés par le studio A.P.P.P et dirigés  par Hiroyuki Kitakubo, connu pour son travail sur le film d’ « Akira » ainsi que sur « Blood The last Vampire ». Ce studio a fait de sa spécialité la réalisation d’OAV, nous avons donc droit à une mouture particulièrement soignée avec Golden Boy, qui fut traité entre des mains expertes et passionnées. En témoigne le 6ème et ultime OAV se déroulant dans un studio d’animation qui se prépare à réaliser « Golden Girl », véritable parallèle avec le travail qu’a dû fournir A.P.P.P pour adapté ce manga. Une incursion réussie qui clôturera comme il se doit cet animé qui en marqua plus d’un à sa sortie en VHS.

 


Une œuvre sexiste



http://www.craiglotter.co.za/wp-content/uploads/2010/03/golden-boy-episode-2-screenshot-washing-toilet.jpgAu-delà de son personnage charismatique à souhait et de sa réalisation impeccable, qu’est-ce qui a pu assoir l’indéniable succès qu’a rencontré GB à sa sortie en DVD ? Son humour particulièrement macho et sexy. Les patrons de Kintaro sont souvent des femmes fatales, qui le sous-estimeront non sans tord à cause de ses airs naïfs et  lubriques. Il faut dire que ces dames ont souvent des arguments de taille, en plus d’être extrêmement aguicheuses… Ce pauvre Kintaro ne fait que répondre à ses pulsions masculines après tout ! Il faut admettre que sa passion dérangeante pour les toilettes peut rebuter... 


Le schéma est à chaque fois le même : on suit notre vagabond dans ses voyages et ses péripéties, il travaille, fait une erreur qui cause son renvoi ou il se fait enguirlander et soudain... un retournement de situation aussi improbable qu’ingénieux de sa part parvient à ravir le cœur de ces superbes plantures hautaines et méprisantes. Il effectuera à tous les coups une prouesse jamais vue dans le métier qu'il exerçait et s'attirera le respect de ses pairs systèmatiquement.


Cette mécanique bien rôdée ne s’applique pas pour le 2nd et le dernier OAV qui font figure d’exceptions, mais Kintaro ne cessera jamais tout au long du manga de tomber dans ce gimmick scénaristique.  Il faut admettre qu’il est délectable de voir ces créatures tantôt dévorées par l’ambition, tantôt manipulatrices ou fleur bleue, tombées des nues faces aux exploits (parfois inhumains) de notre « étudiant de l’école de la vie ». 

 

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Il est donc nécessaire de prendre cet animé avec beaucoup de second degré: les féministes seront outrés de voir ces héroïnes de caractère courir après notre héros, lui vouant immédiatement un amour éternel après avoir reconnu leurs erreurs. C’est à croire que Tetsuya Egawa a fait face à de nombreuses déceptions amoureuses dans sa vie et qu’il a voulu se « venger » à travers son récit...

 


Un vrai message



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Tatsuya Egawa se permet dans la verson papier de fournir son point de vue sur l’écologie et le Japon dans son ensemble, les OAV ne représentent que son point de vue sur le système scolaire japonais. Est-ce un mal ? Non, loin de là même : les histoires qui ont été adaptées sont les préférées des lecteurs. Histoires qui sont toutes issues du premier tome au passage…

Pour en revenir au point de vue du mangaka, il est particulièrement intéressant. Enseignant en mathématiques, il reste assez affligé par le système de l’enseignement japonais. Pour lui, l’intelligence ne se résume pas à apprendre bêtement par cœur les cours fournis par nos professeurs. L’intelligence, la vraie, c’est celle qui est source de créativité, celle qui éveille notre curiosité. De même, un bon professeur devrait être capable de nous transmettre cette envie d’apprendre, toujours du point de vue d’EGAWA.


C’est probablement dans cette optique qu’a été créé Kintaro. Même après l’obtention de son diplôme et la fin de ses études, ce jeune homme s’obstine à aller de découverte en découverte. Notre héros représente donc à lui tout seul l’idéal que se devrait d’atteindre le système éducatif japonais selon EGAWA : il est curieux, créatif et désireux d’en apprendre toujours plus.

 

Si GB ne semble pas avoir réussi sur cet aspect, il remplit en revanche très bien son contrat de pur divertissement. Voilà une œuvre qui requiert toute votre attention : GB, c’est culte, c’est drôle, c’est bien réalisé, bref, un must see.

 

 

Apprendre ! Etudier ! Travailler ! L'acheter !


 

Le coffret est disponible chez Dybex pour une trentaine d'euros. A l'inverse du manga qui fait rarement l'unanimité, ces OAV sont une valeur sûre, jetez-vous dessus sans hésiter: vous ne serez pas déçus !

 

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[Critique Manga]Épatant: "Say Hello To Black Jack"

 

 

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Ce weekend, je ne suis pas chez moi. Est-ce une raison suffisante pour ne pas alimenter Otakritik ? Bien sûr que non ! Aujourd’hui, nous allons nous intéresser au dernier seinen en date que j’ai lu, « Say Hello to Black Jack ». Enjoy !

 


Black Jack, Vous avez dit Black Jack ?


 

Le titre en lui-même évoque immédiatement l’un des plus grands manga d’Osamu Tezuka, « Black Jack ». C’était un personnage à l’apparence froide, effrayante et hautaine, qui n’acceptait de sauver des vies qu’en l’échange d’une somme d’argent colossale. Ce côté misanthrope cachait en réalité un homme profondément bon et juste en dépit de l'aspect vénal de ses interventions.


SHTBJ reprend donc assez habilement le concept du personnage de Tezuka en le divisant en deux parties. Le côté froid et misanthrope du protagoniste est incarné par l’ensemble du personnel  et du système médical japonais tandis que sa bonté, son optimisme reviennent au héros de ce seinen, Eijiro Saito.


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C'est un jeune interne en formation plein d'enthousisasme, qui s'interroge encore  sur son futur métier : "un médecin, qu'est-ce que c'est ?" Ses différents formateurs lui apporteront des réponses qui ne lui plairont pas, de son passage en chirurgie jusqu’à celui en psychiatrie où s’achèvera l'oeuvre au bout de 13 tomes.

 


Convictions, éthique et réalité


 

http://www.manga-news.com/public/images/vols/say_hello_p_01.jpgOn pourrait penser que SHTBJ est un seinen purement fictionnel, mais il n’en est rien.  Syuho Sato s’appuie sur des faits et des chiffres bien réels pour argumenter son propos, qui reflètent la triste réalité  des hôpitaux japonais.


Eijiro Saito, jeune diplômé de l'université d'Eiroku, n’a eu droit jusqu'ici qu'à une formation très théorique concernant son futur emploi. Le reste, il devra l’apprendre au travers des différents départements medicaux dans lesquels on l’enverra pour se forger une expérience sur le terrain. La désilusion sera au rendez-vous pour ce bleu plein d’idéaux : salaire misérable et conditions de vie précaires pour les internes, chirurgiens incompétents et plus préoccupés par leur carrière que poar leurs patients, système pyramidale, ect...


Saito sera plus d’une fois démoralisé, mais son envie de bousculer les règles établis prendra toujours le pas sur sa déception. Il  s’insurgera contre cette institution et fera tout son possible pour en ébranler ses bases, même si la tâche s’avèrera presque impossible: comment chambouler un ordre présent depuis des années déjà ? Que vaut la parole d’un nouveau venu face aux hautes instances de ce règime ? Pas grand-chose, il est vrai. Mais il en faudrait plus pour le désarconner: le voilà bien décidé à prendre les armes, quitte à y laisser quelques plumes.

      

 

Une approche « documentaire »


 

Le terme "d'approche documentaire" revient souvent lorsque l'on parle de Black Jack.  Si ce terme revient aussi régulièrement, c'est parce que les planches de ce seinen fourmillent d'informations très précises qui renforcent cet aspect "documentaire".


Cette approche est à la fois le point fort et le point faible du titre. Comme tous documentaires, SHTBJ se veut très synthétique. Les nombreux et charismatiques personnages secondaires que rencontrera Saito n'auront droit qu'à un bref moment de gloire. Le titre suit une mécanique bien rodée:

1)Saito arrive dans un nouveau service.

2)Il est confronté à une situation terrible.

3)Il fait sa mini-révolution et parvient à convaincre plus ou moins son tuteur.

4)Le voilà parti pour un nouveau service !


http://i25.mangareader.net/say-hello-to-black-jack/18/say-hello-to-black-jack-994682.jpgOn a donc la sensation que les tuteurs d'Eijiro ne sont là que pour être ses opposants. Eux, il se sont adaptés au système et essaient de le convaincre d' y adhèrer lui aussi. Cependant, il ne l'entendra jamais de cette oreille et continuera sa lutte face à la hiérarchie avec un succès relatif. Relatif dans le manga, beaucoup moins dans la réalité puisque SHTBJ a réellement secoué le pays du soleil levant. Syuho Sato peut se targuer d’avoir entraîné certaines réformes de la médecine japonaise avec son manga, preuve de l'impact social qu'a pu avoir ce seinen. 


Le style graphique du mangaka, semi-réaliste (même si les expressions du visage sont exagérées lorsqu'un protagoniste s'énerve), est un véritable plaisir à l’œil qui ne cesse de s'améliorer au fur et à mesure des volumes. On aurait pu craindre que les décors restent inchangés (les hôpitaux laissant assez peu de possibilité à la diversité de part leur sobriété), mais il n’en est rien. Eijiro travaillant à chaque fois dans un service différent, l’environnement dans lequel il évolue est constamment renouvelée. Ce changement  qui coupe à chaque fois les ponts avec ses précédents supérieurs ajoute de la dynamique  en incorporant un nouveau "maître" au héros. Le découpage quant à lui reste assez simple, probablement pour conserver son genre     « documentaire ».

 

 

Eijiro Saito, un héros jubilatoire



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Vu que les personnages secondaires sont assez peu développés, Saito l'est en revanche à l'extrême.  Eijiro porte quasiment à lui tout seul l’ensemble du manga sur ses épaules.  Sa rébellion face au système est très plaisante car il ne part de rien dans sa mini révolution. C'est sa vision du médecin idéal et ses prises de décisions arbitraires qui lui confèrent autant de charisme. Ses coups de gueule et son éthique démesurée lui font dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas.  Il est extrêmement amusant de le voir rétorquer à  ses tuteurs des paroles criantes de vérité. Même si ces moments sont plutôt rares, on s’attarde aussi sur sa vie sentimentale, qui s’avère être aussi tumultueuse que son travail. On regrettera malgré tout que sa relation soit assez banale au final, mais après tout nous ne sommes pas non plus dans un shôjo !


 

Say Hello to your Fnac !


 

Attention, chez d’œuvre ! Si vous n’avez pas encore lu SHTBJ, il serait grand temps de vous y mettre ! Bien que sa suite « New Say Hello to Black Jack » ne soit pas encore publiée dans nos vertes contrées, cette introduction s’avère être un véritable petit bijou qui vaut son pesant d’or ! Cependant, la série est hélas en arrêt de commercialisation, il vous faudra donc faire preuve de patience avant de pouvoir vous procurer tous les tomes.

 

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