Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Coup de cœur : 41 € pour une poignée de psychotropes

 

 Cette semaine je vais faire une infidélité au genre  manga que j’affectionne particulièrement pour vous faire part de mon avis sur la dernière BD de ce cher Davy Mourier : 41€ pour une poignée de psychotropes. Et pour que je prenne la peine de m’y pencher, veuillez bien croire que ça en vaut la chandelle.


 

Davy Mourier, ce « putain de cliché ».


 

http://1.bp.blogspot.com/_KptsI_Zs2cE/SzzFfS1JkBI/AAAAAAAAHBA/3XOiMBzlrms/s400/Davy_Mourier-4576_nowinasia.jpg

Davy Mourier, comme il le dit lui-même dans 41 € est un « putain de cliché » : c’est un adulte atteint du syndrome de Peter Pan qui se refuse à grandir. Il adore la BD dans son ensemble et en dessine, c’est un féru de jeux vidéo et le meilleur, c’est qu’il a réussi à concilier son métier et ses passions ensembles…  Ajouté à cela qu’il est scénariste, graphiste et acteur, on obtient un mec pas très grand et enrobé, un Davy Mourier. C’est dans les années 2005/2006 que cette icône geek ouvre son blog Badstrip, dans lequel il étale sa vie sans complexe, fait des vidéos pipi/caca plus ou moins drôle et se remet doucement mais sûrement au 9ème art. Le succès est au rendez-vous, le petit bonhomme d’Annonay plaît à un public de plus en plus large, on se prend d’affection pour se rendre compte que cet homme est un peu plus que ce débile mental de Régis-Robert, rôle qui lui colle à la peau.

 

 


      http://2.bp.blogspot.com/_5UtEhG5SZyM/TCHTSjPIp6I/AAAAAAAAAGo/Mix4yU-ELwk/s320/vignette_badstrip.JPG

 

 

 

 

Les premiers pas : "Il était une fois une fille que j'ai rencontré deux fois / Maman, Papa, une maladie et moi"

 

 

 

 

http://4.bp.blogspot.com/_KptsI_Zs2cE/SlaGqrfJ4-I/AAAAAAAAChE/MOCEDfmwcTg/s400/couv-bd_RV_nowinasia.jpgPremier essai très personnel, Davy conte avec  finesse sa rencontre d’une jeune femme sur le web ainsi que la manière dont son père a pu ébranler le quotidien famillial en tombant malade. La sincérité des propos et la personnalité de l’auteur se ressentent immédiatement, c’est une réussite en dépit d’un style graphique qui lui est propre mais  pas encore tout à fait au point. Comme il le dit lui-même, plus qu’un auteur de BD, M.Mourier est un  raconteur d’histoire. Il faut cependant préciser qu’à ce moment-là, il se remet doucement au dessin via sa tablette.  Une introduction touchante pour ce clown triste, qui expose ses doutes les plus intimes : « va-t-elle m’aimer même si j’ai des seins de graisse ? », « Papa s’en sortira-t’il » ?  Un superbe ouvrage  qui permet de découvrir une autre facette de ce mec ordinaire avec des clins d’oeil sur son enfance, un bon départ.

 


Encore plus loin, "Mouarf - Journal Intime d'un Geek dépressif"

 

 

http://a7.idata.over-blog.com/483x529/0/19/38/07/Septembre-2009/mouarf-1.jpg


Sans vouloir faire trop de spoils, imaginez que passé la trentaine, on vous apprend qu’on vous avait dit un gros mensonge à l’adolescence qui a peut-être modifié votre façon de voir les choses  ? En plus de ça, Davy Mourier s’accorde un entretien avec son subconscient : pourquoi agit-il ainsi ? Pourquoi  se réfugie-t’il dans le travail ? Pourquoi n’arrive-t-il plus à être amoureux ? Pourquoi est-il un eternel insatisfait ? Cet album fait figure d’introspection pour l’auteur et permet de comprendre le malaise constant qui l’habite, ce qu’on ne voit pas face à la caméra. Encore une fois, nous avons droit à une BD très personnel, mais c’est avec 41 € que Davy va atteindre son apogée dans son autoblographie même si Mouarf franchit un cap certain dans la narration.



41€ pour une poignée de psychotropes, l’apogée.



 

http://2.bp.blogspot.com/_-YLi7Uc0-qQ/TUAphCRiFbI/AAAAAAAAEcc/ZhClkuaZbDs/s1600/41-pour-une-poignee-de-psychotropes.jpg

 


 On l’a déjà dit maintes et maintes fois, mais putain, quel album ! Le format est des plus originaux : cahier de brouillon avec spirale, renforçant le côté journal intime. Le trait de Davy est largement plus abouti, mais ce qui frappe, c’est la mise en page brouillon, ces photos un peu partout, ces pages remplient d’un ou deux mots… 


41€ réussi le tour de force de proposer en plus d’une BD une immersion dans les tréfonds de la pensée de son créateur : son manque de sociabilité compensé par le travail, sa croisade quotidienne avec le psy pour pouvoir évacuer et comprendre ce qui ne va pas chez lui, la recherche de l’amour comme dans les contes de fées… Parce que même s’il sait pertinemment que la vie n'est pas le reflet d'une fable pour enfant, notre cher geek n’abandonne pas et s’obstine dans la quête du véritable amour.

 

 

 

http://boulette-time.com/wp-content/uploads/2011/04/41euro4-425x268.jpg

C’est une chose difficile pour quelqu’un dont la dépression semble être le leitmotiv : s’il ne déprime pas, il lui manque quelque chose de primordial… Cette déprime quotidienne est sûrement là pour combler « sa » présence, « elle » qui a partagée presque 5 ans de sa vie. Cette tristesse lui permet de prendre des cachets qui le booste et lui donne l’illusion pour quelques heures que tout va bien, alors qu’il n’en est rien… Mais rien, c’est bien mieux que tout parfois. Alors Davy s’en contente en attendant sa guérison, c’est l'alternative pour éviter de  repenser à « elle »  et de se morfondre. Du bonheur factice en boîte plutôt que de s'autoriser à être heureux avec quelqu'un d'autre, c'est la voie qu'emprunte l'un des animateurs préférés des spectacteurs de No-Life.


Sa prise de conscience et sa dépression ne l’empêchent pas  de finir cet album avec une note d’espoir,  cependant le chemin pour y parvenir sera long.  Son fardeau semble s’être un peu allégée dans son cœur même si « elle » sera toujours présente. Son constat sur la vie l’afflige, mais il ne peut en rester là et continue d’avancer, parce que c’est un peu ça the way of life de M. Tout le monde.

 

 

http://www.cappuccino-time.fr/wp-content/uploads/2011/02/41%E2%82%AC-pr-poign%C3%A9e-psychotropes3.jpg

 

 

 

Conclusion


 

De par ses thèmes et son trait abouti, « 41€ pour une poignée de psychotropes » est une œuvre intimiste qui ne s'adresse pas qu'aux puristes de Badstrip : la recherche, longue et tortueuse, du bonheur  malgré la vie qui nous baise ; la difficulté d’accepter que tout peut avoir  une fin en plus d’aborder avec justesse la dépression avec un grand D. Une bien belle BD qui nous apprends c'est quoi la vie, on a hâte de lire les prochains titres de l’auteur qui ne fait pas que dans l’autoblographie : la Petite Mort a remportée il y a quelques temps un engouement inattendu ! Il serait bête de croire qu’il faut apprécier Davy Mourier pour aimer sa BD, non, il suffit d’aimer la BD tout simplement. Une bonne surprise !


 http://www.universfreebox.com/UserFiles/image/Davy_Mourier_20080601_Epitanime_12bis2.png

 

Voir les commentaires

Hana Yori Dango


http://image.mabulle.com/b/bl/blabla-dramas.mabulle.com/j-dramas/hana_yori_dango_128.jpg

 


Bon sang… Otakritik existe depuis le mois de Février… Et je n’ai,  à ce jour, jamais  parlé d’un seul drama ! Il faut dire que je n’en ai pas regardé des masses non plus… Alors aujourd’hui nous allons aborder  l’une des rares séries nipponnes que j’ai  vu en entière (le film compris) : Hana Yori Dango !

Cet article est dédié à Suka du forum Ebooks Scan manga, n’hésitez pas à venir y faire un petit tour !

Il contiendra bien sûr des spoils sur la saison 1 !

 


Une histoire à l’eau de rose

 

 

Hana Yori Dango est l’adaptation du manga du même nom, un shôjo  qui a connu un succès certain et qui s’étend sur 37 volumes !

 

 

http://tsukushimakino.free.fr/34.jpgJe ne vais pas me permettre de comparer les deux œuvres vu que je n’ai vu que le drama, mais bon sang, ça dégouline d’amour dès les premières secondes.  Le générique d’ouverture donne tout de suite le ton : 4 beaux gosses + une mignonne donzelle qui visiblement, n’a que l’embarras du choix… Une chanson interprétée par le Boys Band à succès japonais de l’époque, Arashi (dont Jun Mastumoto, interprète de Domyoji Tsukasa, fait partie), le tout accompagnée de décors rose bonbon laissant présager le pire aux plus sceptiques d’entre nous.

Jésus ! Sommes-nous sur le point de visionner l’une de ces immondices culcul la praline dont seul « Les feux de l’amour »  ont le secret ? !  Et bien, pas tout à fait !

 

 

 

Des personnages caricaturaux

 

 

 

http://lyricsfever.net/images/h/hana-yori-dango--img-m3e9ffb736de4a28d00e307f99f6cb791.jpg

Voilà le gros point faible des shôjos contemporains : les personnages sont caricaturaux au possible, et l’adaptation de la version papier en drama d’HYD ne fait pas exception…  Cependant, le charisme et les développements classiques mais maîtrisés  des héros font passer la pilule, au départ indigeste. Piqûre de rappel des  protagonistes principaux/ du triangle amoureux principal :

 

-Makino Tsukushi : fille prolétaire au fort tempérament qui finira par se faire accepter par les terribles F4, les mecs les plus riches et puissants du lycée.

-Domyoji Tsukasa : membre des F4, c’est le gars un peu énervant sur les bords que l’on finit par apprécier parce que bon sang, il est plutôt mignon, et plein de bonnes qualités en fait sous ses airs bourru

-Hanazawa Rui : le mec mystérieux des F4 sur qui l’héroïne craque, qui ne sert en fait que de faire-valoir pour Domyoji passé les premiers épisode.

Il serait très peu objectif de dire que nous ne sommes pas là en présence de clichés connus de l’univers shôjo, mauvais point.

 


Je t’aime, moi non plus

 

 

 

http://xxbestjapanxx.free.fr/img/HYD.jpg

 

 

Malgré le côté un peu « déjà-vu » de l’œuvre, le jeu des acteurs parvient à faire prendre une sauce dont la recette de départ pouvait paraître insipide. Ajouté à cela une touche d’humour bien poilante et l’on obtient un drama des plus sympathiques qui tient la route en partie grâce à ses deux têtes d’affiche, et ce dès leur première altercation.

 

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcR_bUNI2fkIkzOAM9Sps419s1NIk4BkdsoQhLb7etZw0S0nmZBa4Q

 


Jun Matsumoto incarne parfaitement la maladresse qui caractérise le personnage de Domyoji, on éprouve presque immédiatement l’envie de l’aider ce pauvre garçon : sûr de lui, plein aux as, il est en fait particulièrement déstabilisé par Makino  qui se soulève face à l’hégémonie du F4 au lycée et qui  possède une personnalité entière, elle n’entend pas tomber dans les bras du premier venu sur sa simple demande. Il souffre de plus de la comparaison envers l’un de ses meilleurs amis, son antipode Hanazawa, dont Makino est amoureuse. Il n’en fallait pas plus pour faire craquer ces dames, Jun devient rapidement la coqueluche de la série.

 

http://asiacollision.files.wordpress.com/2008/10/jun_matsumoto.jpghttp://1.bp.blogspot.com/_9057h92ATIw/S_DwR9IfwHI/AAAAAAAAAFY/HmGrxeplJGQ/S650/makino_tsukushi.jpg

 


On se délecte de voir Makino repousser (fuir ?) les avances de ce cher Tsukasa. Venant d’une famille aux modestes revenus, elle ne compte pas se laisser marcher sur les pieds ce qui explique sa combativité à toute épreuve. Cette combativité finira même par attirer la sympathie des F4..

 


http://e8.img.v4.skyrock.net/e81/dramas84/pics/1859457461_small_4.jpgLes assauts, au départ insoutenables de Domyoji, finissent tout doucement par faire se muer la colère et l’exaspération de Makino en un amour pur et sincère. Déçue par Hanazawa, Tsukasa s’avère être celui qui est toujours là pour elle en cas de besoin, celui qui n’a cessé de l’aimer plus que tout depuis le début.

 


Une relation dont l’évolution reste encore une fois très classique, mais la présence et la justesse dans l’interprétation de Jun et Inoue sont un vrai gage de qualité. Quand les acteurs habitent leur personnage, ça se ressent. Le couple est de plus très harmonieux à l'écran, que demander de plus ?

 

Il est en revanche dommage que l'histoire se concentre essentiellment autour du couple Makino/Tsukasa au détriment des trois autres membres du F4 alors qu'ils sont à la base de l'oeuvre.

 

 

 

Une ambiance soignée


 

 


 

       

La série est accompagnée de superbes thèmes musicaux. Les quelques clichés présents dans le récit deviennent vite commodes grâce à une mise en scène bien orchestrée. Il faut cependant garder à l’esprit qu’HYD est issu d’un manga, par conséquent le côté fantasmé de certaines situations est d’autant plus inévitables (cf la fin de la saison 1), il serait dommage de blâmer la série pour cela. Aï Ostuka donne de la voix avec son titre Planétarium pour la première saison, puis ce sera au tour de Utada Hikaru de reprendre le flambeau avec Flavor of life pour la 2nd saison, des chanteuses qui rajoutent au prestige de la série.


 

Happy Ending

 

 

Il existe un film qui continue sur la même longueur d’onde que les saisons 1 et 2 : sentiments à gogo, fontaine de larmes, happy ending, ect… Cependant les remarquables interprétations des acteurs effacent rapidement les quelques clichés présents dans la série. HYD est un drama qui vous filera la banane jusqu’aux oreilles, on se sent tout léger et prêt à trouver le grand amour après visionnage. Presque un must see !

 


 

http://2a.img.v4.skyrock.net/2a4/love-emos-boys-love/pics/2696941004_small_1.jpg

 

 

Voir les commentaires