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[Critique manga] Tsubasa Reservoir Chronicles

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Après avoir lu la totalité des œuvres de CLAMP apparaissant dans ce manga, je me suis donc attaqué à ce pavé (28 tomes !) qu’est Tsubasa Reservoir Chronicles (publié chez Kodansha de 2003 à 2009). Indissociable de XxX Holic (19 tomes), il vous faudra lire ces deux séries afin de comprendre tous les tenants et les aboutissants de l’histoire… En attendant, nous allons nous aussi voyager à travers les pages de cette œuvre purement CLAMPESQUE…

 


Voyages Voyages !



Quoi de mieux qu’une histoire de voyage dimensionnel comme prétexte afin de nous faire redécouvrir tous les héros des histoires les plus populaires des CLAMP ? Le récit commence alors que Shaolan et Sakura, respectivement archéologue en herbe et future princesse à sauver, coulent paisiblement leurs journées ensemble au pays de Clow. Des assaillants provenant d’un autre monde vont avoir à cœur de perturber ce quotidien si utopique et dans leur attaque, Sakura s’évanouira, en grave danger d’après son frère (le magicien le plus puissant du pays).


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Shaolan, prêt à tous les sacrifices pour sa chère et tendre, sera transféré chez la sorcière des dimensions (XxX Holic) qui lui apprendra que pour sauver Sakura il lui faudra à tout prix récupérer les fragments de sa mémoire disséminés en forme de plumes dans divers univers… Bientôt rejoint par Fye (un puissant sorcier souriant) et Kurogane (un samouraï bourru), ils feront tous un immense sacrifice pour avoir le droit de voyager de monde en monde même si leurs buts divergent…

Tout est bien qui commence mal pour nos héros mais heureusement, Mokona (sorte de petit lapin tout mignon) sera là pour remonter le moral de la troupe, ouf ! Le temps d’un tome d’introduction afin d’expliquer quelques principes de bases sur les voyages temporels (sinon allez regarder Sliders) et nous voilà partis pour une longue aventure. 

 


Dans l'espace inoué de l'amour


 

CLAMP adore les scénarios aussi nihiliste que sanglant. TRC en fait les frais et reprend le flambeau de « X 1999 ». Après son sacrifice, à savoir l’effacement de son existence pour princesse, les missions se passent bien pour la bande de Shaolan qui trouve sans trop d’encombres les plumes. Que cela soit par une enquête, une course d’engins volants ou encore grâce à un tournoi, c’est avec brio que nos héros évoluent dans les univers revisités des œuvres phares du quatuor de mangaka.


Cependant, jusqu’au tome 13/14, il faut admettre que l’on s’ennuie un peu. Si l’histoire est originale, CLAMP ne nous sert que des petites histoires à l’issue évidente. Le dessin est agréable (les planches sont plus lisibles et moins désordonnées) et nos héros nous cachent encore bien des secrets, mais c’est un peu naïf de ne se baser que sur cette quête de plumes comme arc narratif majeur. D’autant plus que les antagonistes (Subaru en l’occurrence) manquent de consistance pour offrir une vraie résistance aux voyageurs.


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Les auteurs l’ont bien compris et c’est là qu’intervient la trame la plus alambiquée que j’ai pu lire à ce jour qu’elles aient produite. A la moitié du récit, on nous introduit un twist absolument énorme et jouissif. Pour résumer cela plus simplement, nos héros vont faire une découverte qui va complètement changer le déroulement de l’histoire et se trouver un ennemi auquel ils n’auraient jamais pensé…

 

 

Un retournement de situation brillamment orchestré qui connaîtra sa conclusion sur les 3 derniers tomes qui sont encore plus compliqués à comprendre, car l’on y introduit encore au moins deux gros twists… A partir de ce moment de l’aventure, on se rend compte que la lecture de XxX Holic devient indispensable pour comprendre tous les rouages de cette histoire.

 


Et jamais ne revient



Soyez rassuré, chacun des protagonistes aura eu le temps de nous laisser découvrir son passé, mais aussi d’accomplir sa destinée personnelle avant le grand final. La boucle est bouclée et nous laisse avec une conclusion qui n’aura pas convaincu tout le monde. Beaucoup de révélations d’un seul coup, trop de retournements de situation, de paradoxes temporels, de wtf, ect…


Question de goût et de couleur ! J’ai personnellement adoré ces retournements de situation même s’il m’a fallu du temps pour bien tout comprendre. TRC est un manga original, pourvus de qualités indéniables tant au niveau de son dessin que de son scénario. On pourra lui reprocher une certaine facilité dans ses histoires et univers qui ne sont, la plupart du temps, que des revisites de leurs œuvres.


On notera cependant l’insertion d’un twist très bon en milieu de série, quoi que de plus en plus alambiqué. Une série que je conseille donc, encore faut-il avoir le courage de se plonger ensuite dans les 19 tomes de XxX Holic. Je lui donne 7 Mokona sur 10 !


 

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[Culture] Les Bôsôzokus

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Ce mot ne vous est peut-être pas familier et pourtant, tous les fans de manga et de Japanimation connaissent un Bôsôzoku : Eikichi Onizuka. Beaucoup d’œuvres relatent les aventures de Yankees ou de Fûryo (jeunes voyous), mais très peu se penchent sur le sujet des Bôsôzokus qui se limitent souvent à de brèves apparitions. Nous allons donc tenter de découvrir d’où provient ce mouvement et ce qu’il cherche à véhiculer.

 

 

Un film, un club


 

Commençons par décomposer ce mot: « Bôsô » signifie « conduite violente, imprudente ». « Zoku » fait référence au mot « clan ». On peut aussi interpréter le « Bô » du début comme un élément provenant de « bōryokudan » dont la définition exact est « bandit » (confirmé par les caractères imprimés sur leur veste qu’ils portent fièrement durant leur parade). On peut donc dire que les Bôsôzoku sont donc des voyous agissant en bande à moto et avec une conduite dangereuse à la clé.


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Les Bôsôzokus naissent dans les années 50 au Japon (principalement à Tokyô et Osaka), sous l’influence du film, Wild One (1953) avec Marlon Brando et des Hells Angels. Le long métrage Wild One met en avant Marlon Brando et sa bande de motards qui sèment autant le désordre qu’ils inspirent le respect. Il va faire la rencontre d’une serveuse qui tombe amoureuse de lui et à qui il va faire connaître la sensation de liberté que l’on éprouve à pleine vitesse. Il marquera aussi sa domination sur les autres gangs à travers des rixes endiablés… Le code vestimentaire est très ciblé, dans le film il s’agit de blouson de cuir.

 

Quant aux Hells Angels, il s’agit d’un club de moto américain que l’on considère comme faisant partie du crime organisé. Pour ce groupe, la terre c’est l’enfer et la vitesse est encore une fois un moyen libérateur d’en réchapper, un salut. Le nom de ce groupe provient d’une escadrille de la Première Guerre Mondiale (portant le même nom en fait) et réputée pour avoir en son sein de vraies têtes brûlés. Les Hells Angels suivent des règles strictes, ce qui leur octroie paradoxalement leur liberté.


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Le logo des Hells Angels

 

Le respect aux aînés est de mise et lorsque l’on rentre dans le club, on commence par les tâches ingrates. Un manquement aux règles se conclut par une punition à plus ou moins grande échelle, fonction de sa gravité. On retrouve chez les Bôsôzokus un mixte de tous ces codes : le respect d’une règle de conduite stricte et celui de ses aînés, les guerres de clans, l’inspiration du respect par la tenue vestimentaire, la coupe de cheveux en banane, la terreur, une passion pour la moto, son customage ect… Le mot « liberté » revient souvent et il passe par l’enfreint de la loi, la vitesse.

 

 

Vous avez dit méchant ?


 

La rue devient le témoin privilégié du théâtre gigantesque auxquelles les Bôzôzokus se livrent : guidés par le sentosha (leader des parades légales ou non qu’ils ne doivent sous aucun prétexte dépasser) avec leurs motos customisées aux bruits pétaradant, les bôsôzokus font plus peur qu’ils ne font de mal. Ils sont bien sûr les auteurs de délits bien connus comme les guerres de gang où les blessures sont parfois sévères, le grillage de feu rouge ou la pleine vitesse en centre-ville.

 

Il faut voir ces infractions comme un moyen libérateur de se défaire des chaînes d’une société conformiste, où tout le monde est soumis à la compétition et au stress le plus profond dès l’enfance. C’est moyen quelconque de devenir quelqu’un de respecté, de se marginaliser pour se différencier de la masse, un cri de révolte plein de vie. Ainsi leur code vestimentaire et signes empruntent beaucoup aux Kamikazes (symboles impériaux avec le soleil couchant par exemple), plus pour provoquer qu’autre chose.


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Les Bôsôzokus véhiculent une image de voyous alors qu’en réalité, il s’agit d’une bande de jeunes (20 ans tout au plus) en quête de reconnaissance et avides de rêves. Peu d’entre eux finissent chez les Yakuzas ou dans une autre organisation criminelle. La plupart finissent salarymen ou avec une vie bien rangée, preuve qu’il s’agit en réalité d’un passage vers l’âge adulte, pour grandir.

 

Ce mouvement a connu un véritable essor dans les années 80 et connaît un déclin depuis les années 2000. En 2007, on ne dénombre plus que 13000 Bôsôzokus à travers tout le Japon. Ils furent aussi majestueux et bruyant que leur moteur, tout comme ils furent aussi éphémère qu’un feu d’artifice. Pour les plus intéressés, je vous laisse un reportage très intéressant intitulé « Godspeed you! Black Emperor (1976) ». Je vous conseille aussi les manga Young GTO et Bakuon Rettô pour en apprendre plus !

 


 


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[Critique Anime] Hajime No Ippo: New Challenger

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Vous aimez les hommes virils et musclés, qui lorsqu’ils se retrouvent seul à seul, collent leur corps l’un à l’autre, ont le souffle court… Leur échange est viril, très viril, ils transpirent sous la chaleur… des projecteurs. Le sang gicle sur le ring, les poings fusent, ET BAM ! C’EST HAJIME NO IPPO SAISON 2 que voilà, le gong à sonné pour cette seconde saison toujours signée Madhouse.

 

 

Down avant d’être paru !


 

Hajime No Ippo, où l’histoire d’un succès qui a failli passer à la trappe. Imaginé par  Georges Morikawa, HNI démarre sa carrière en 1989 chez Kodansha (Billy Bat, 3*3 Eyes, GTO). Morikawa est un grand fan de boxe et a même décidé de démarrer sa carrière de mangaka en lisant Ashita No Joe (Testuya Chiba et Asao Takamori). Il possède aujourd’hui des clubs où les futurs champion japonais s’exercent.


Ses débuts à la Kodansha ne sont pourtant marqués que par des œuvres avortées, laissant  son public indifférent. Silhouette Night ( ?), Kazuya Now (sur le football), Signal Blue (Sur la forumule 1)… Du Spôkon (manga sur le sport) qui n’emballe pas, mais l’éditeur continue d’accorder sa chance au jeune mangaka. Pour combien de temps encore ? Il l’ignore.


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Jeune papa à l’époque, il sait que son futur projet sera celui de la dernière chance. Il mise tout sur son sport favori : la boxe anglaise. Pari gagné, après plus de 100 volumes et de nombreux prix derrière lui, Hajime No Ippo et l’un des manga de boxe les plus connus et rentable dans son pays. Après des années de publication, Madhouse (Trigun, Nana) se penche sur le portage TV de la série.


Après une saison 1 épique de 76 épisodes en 2000 et deux OAV en 2003 couvrant les 30 premiers tomes, notre petit japonais revient dans une nouvelle saison en 2009, « Hajime No Ippo New Challenger », réalisé par un nouveau venu sur la série : Jun SHISHIDO. Cette seconde saison, après 6 ans d’absence, saura-t-elle faire sonner le gong dans le cœur de ses fans ?

 


Ding Ding !


 

La réponse est bien évidemment un grand oui ! Bref rappel de l’histoire : Ippo est un jeune lycéen qui prend à contrepied son grand frère Joe Yabuki. Timide et peureux, c’est sa rencontre avec le champon Takamura Mamoru qui va le pousser à vouloir découvrir ce que c’est que d’être fort. Ippo a toutes les bases pour devenir un grand champion et deviendra bien vite le rival de Miyata Ichiro, un génie du contre dans son ascension du monde de la boxe professionnelle.


On reprend là où l’on s’était arrêté : Ippo a défendu pour la première fois son titre de champion du Japon et souhaite toujours autant se confronter à son but ultime, Miyata. De son côté, Miyata veut plus que tout combler son retard sur Ippo en devenant le détenteur de la ceinture de l’OPBF. Quant à Takamura, il est en route pour s’emparer de la ceinture de champion du monde.


Après une saison 1 fluide, bourrée d’humour et d’action et des OAV dans cette même continuité, il aurait été étonnant que  cette suite emprunte une voie différente. Cette nouvelle mouture est donc plus belle, plus fluide, mieux animé mais conserve son héritage passé. Une combinaison parfaite !


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Un spar où Ippo calmera vite sa joie face au champion du monde poids plumes...


Jun SHISHIDO nous livre un produit pur malt, un coup de maître quand on sait que le réalisateur n’a pourtant pas travaillé sur des animes du même genre. Il s’est en l’occurrence occupé de  Oku-sama wa Joshi Kōsei (Ma femme est une étudiante en VF) et démontre pourtant qu’il peut opérer dans un genre radicalement différent, chapeau bas.

 

C’est avec plaisir que l’on redécouvre le Chara-Design de Koji SUGIURA, beaucoup moins carré et agressif qu’auparavant, mais par conséquent plus fin et expressif. Une amélioration appréciable, encore faut-il aimer le dessin de base du mangaka, peu commun (visage et épaule très carrés, corps musculeux, ect… normal pour de la boxe).

 

Tsuneo Imahori et ses compositions rock  laissent place à Yoshihisa Hirano. Ce dernier offre une bande-son toujours très dynamique et plus axée sur les percussions que sur la guitare. Ce n’est pas un mal, mais les refrains électriques de la saison 1 m’ont personnellement manqué

 


Un rythme effréné

 

 

C’est l’apanage des bons spôkon : HNI saison 2 possède un rythme totalement endiablé. Si endiablé que c’est avec tristesse que l’on raccroche. Pourtant, les pauses dans la série sont l’occasion d’une remise en question pour les personnages. Je pense à notre héros, frustré de ne pas encore pouvoir se frotter à son éternel rival, qui se pose des questions constantes sur sa force.

 

Ou encore le dernier arc avec le terrible régime que s’inflige Takamura pour pourvoir prétendre à son match. La pression que cette rencontre et sa diète opèrent sur lui son excellents à suivre, mais tous ces éléments, plutôt que de ralentir le récit, le font encore mieux rebondir. Tout s’enchaîne à un rythme si plaisant que ces introspections ne parviennent jamais à lasser.


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Certains reprocheront le manque de réalisme sur les techniques qu’emploient les héros où leur force démesurée pour des Japonais… Oh, wait bro ! Nous sommes après tout dans une œuvre fictive et il faut savoir capter  l’attention de son auditoire et ça passe par là ! Laissons rêver les Jap !

 

Hajime No Ippo a toutes les qualités requises pour plaire à tous les fans de Spôkon (dépassement de soi, questionnement existentiel, combat dynamiques) et de Japanimation en général. Fluide, beau et rythmé avec une histoire très prenante… Hajime No Ippo est l’histoire d’un rêve, celle de devenir plus fort pour se sentir exister, encore et encore sous les projecteurs de la gloire. Et Madhouse a su retranscrire à nouveau et avec brio New Challenger. Vivement la suite qui arrive cette année ! Je lui donne 8 gants de boxe sur 10 !

 

 

 

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[Critique] Naruto saison 1

 

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J’ai été jeune, j’ai eu 15 ans. J’ai donc acheté Naruto. Et j’ai même aimé. Les années ont passé. J’ai laissé tomber. J’ai fini par trouver ça nul. De l’eau a coulé sous les ponts et je possède tout de même 53 tomes de la série. Tant qu’à faire, il était tant pour moi de me replonger dans ce shônen et de m’atteler à une critique… Je vais me pencher pour ce billet sur la saison 1 et Kakashi Gaiden, ce qui représente les 27 premiers tomes du manga et les chapitres 1 à 244.


 

Univers et principes de base


 

Naruto fait ses débuts dans le Shônen Jump en 1999, soit deux ans après One Piece mais la même année que Hikaru No Go et Prince Of Tennis. L’histoire est basée sur l’un des thèmes les plus usés du monde du manga : les shinobis. A l’inverse de la plupart de ses confrères (Flame Of Recca, Basilisk), Naruto se déroule dans un monde géopolitique fictif qui emprunte cependant beaucoup au Japon féodal. Les 5 pays majeurs du manga sont le pays du Feu, de l’Eau, de la Foudre, de la Terre et du Vent avec à leur tête un seigneur féodal.


Dans ces pays, on retrouve un village caché, qui regorge de Ninjas. Ils font office de force militaire pour leur pays et sont chargés de missions classées par ordre d’importance (De S la plus périlleuse  à D la plus banale). En fonction de leur difficulté, ces missions sont confiées à des Genins (Ninjas Aspirants) , Chûnins (ninjas confirmés),  Jônins (Ninjas supérieurs). Au-delà du grade de Jônin, il ya celui de Kage. C’est le ninja le plus puissant du village et son chef.


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Pour combattre, tous les ninjas font appel à l’utilisation du chakra. C’est le mélange de l’énergie physique et spirituelle  propre à chacun, qui décroit chaque fois que l’on utilise une technique. La réserve de Chakra varie, de même que son affinité (eau, feu, vent, terre, foudre).


L’histoire prend place dans le village caché de Konoha, situé dans le pays du Feu. Naruto est un adolescent de 12 ans qui ne tient pas en place. Il fait les 400 coups, à l’instar d’Antoine Doinel. Mais derrière sa pitrerie se cache une  souffrance… Pour une raison qui lui est inconnue depuis toujours, tous les gens du village le détestent.


Echouant sans cesse à l’académie (pour obtenir son grade de Genin) et en quête de reconnaissance, il fait le clown, ceci afin d’attirer un peu d’attention sur lui. Bien vite, la raison de l’opprobre dont il est l’objet lui sera révélée : on a scellé en lui le démon renard à neuf queues Kyuubi qui dévasta le village 12 ans plus tôt…


 

Rasengan mais pas que !


 

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, Naruto sait faire preuve preuve d’une parfaite maîtrise de la dramaturgie en plus de son rasengan. Si, si, c’est vrai ! Et arrêtez d’insister avec cette technique ! Bon allez, juste une fois… RASENGAAAAAAAAN ! Allez on reprend sagement la lecture après un saut de ligne.


Ces bonnes idées deviennent des denrées rares dans le paysage shônens. L’arc du Pays des Vagues (chapitre 1 à 33) se conclut par la confrontation entre l’équipe de Kakashi et Sabuza/Haku. Cela reste très classique jusque là.  Cependant et en à peine quatre tomes, Kishimoto est parvenu à insuffler à ses premiers antagonistes une forte dimension humaine.


Haku et Zabusa ne sont que les instruments d’une machination qui les dépasse et s’avèreront être des êtres qui se vouaient un amour pur et inconditionnel. Leur condition de Shinobis les rappelle hélas à la dure réalité : le monde est cruel lorsque l’on vient du bas de l’échelle. On se fait manger, c’est le principe de la chaîne alimentaire.

 

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Ah putain mais c'est dégueu !


Faire mourir ces oiseaux en cages qui s’aiment malgré les durs lois du système shinobi (un ninja ne doit pas pleurer) est un coup de maître : les adieux du sabreur insensible à son compagnon sont émouvants et se terminent sous la tombée de flocons de neiges, un élément pur qui symboliquement les lave de leur crime et leur permet de se retrouver au paradis. Ceci nous rappelle que l’univers de Naruto côtoiera la mort de près et cet aspect apporte une touche sombre au récit. Tout du moins, dans cet arc.


La seconde bonne idée aurait pu être le suçon d’Orochimaru à Sasuke (quel drôle de méthode pour choisir ses disciples, pas étonnant que Anko se soit cassée) mais je lui ai préféré l’attaque de Konoha par Suna et Oto (tome 13/14). Pourquoi ? Le thème sous-jacent du complot politique et de la nature versatile de l’homme est finement joué. D’autre part, interrompre un tournoi d’art-martiaux dans un shônen, c’est peu commun.


Ce retournement de situation donne un souffle nouveau au titre et il le fallait bien. Du tome 5 à 13, on emprunte un schéma narratif bien trop pompeux: découverte des pouvoirs, des autres futurs acteurs potentiels du manga, le dépassement de soi, nekketsu, ect… La galerie de personnages s’étend, les combats sont nerveux et se concluent rapidement à l’instar des jeux ultimate Ninja.


Tout cela est bien sympathique mais en rien nouveau. Et entendre Naruto beugler toutes les deux minutes qu'il deviendra Hokage, c'est un gimmick lassant. Du coup, l’attaque d’Orochimaru envers son ancien maître, le 3eme hokage, est jubilatoire. D’autant que de ce coup d’état découle en parallèle une autre trame très prenante, celle du combat Naruto VS Gaara. Gaara s’avèrera n’être qu’un Naruto plus sombre, la seule différence entre eux étant que le ninja du sable n’a jamais pu se lier à autrui.


 

Fin classique et  passerelle Kakashi Gaiden


 

Les tomes 17 à 19 se concentrent sur la recherche du 5ème Hokage et de l’apprentissage de l’ultime technique de Naruto, le Rasengan. On amorcera ensuite l’arc préféré des fans, la poursuite de Sasuke. Ce dernier va quitter le village pour rejoindre Orochimaru, en quête de puissance pour assouvir sa vendetta.


La vedette sera donc donnée à… tout le monde. Les personnages favoris de cette première saison signeront tous leur grand retour à coups de combats trépidants où l’auteur est au paroxysme de son dessin. C’est l’occasion pour chacun des héros de revenir à renfort de supers techniques de la mort qui tuent. Chôji devient un guerrier surpuissant, Neji fait preuve de toujours plus de ressources, Kiba sort les crocs (LOL OUAF !), Shikamaru se coltine la nana ennemi et Naruto fonce tête baissée jusqu’au boss final. On notera que dans cette ultime partie, seuls les combats de Neji et Shikamaru offrent un peu de stratégie, ce qui est plaisant à suivre et les font sortir du lot.


Rock Lee refait une apparition aussi mémorable que fun (il est d'ailleurs l'élément drôle du manga avec Gaï son maître) et se fait sauver de justesse par Gaara, plus invincible qu’il ne l’était déjà mais changé après sa rencontre avec Naruto.  Temari et Kankurô font une apparition plus épisodique.


La dernière passe d’arme de cet arc est forcément la plus captivante, les fans attendaient le duel des deux rivaux depuis fort longtemps. Après moult chapitres, transformation et attaque ultime, Sasuke ressort vainqueur, non sans mal. Il s’enfuit dans la forêt et rejoint finalement le repère D’Orochimaru.


 

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Quant à Naruto, une nouvelle menace plane sur lui : L’Akatsuki. Il partira avec Jiraya afin de se préparer et dans l’espoir de pouvoir ramener un jour Sasuke à la raison. Fin de la saison 1, il est temps d’attaquer le plus réjouissant Kakashi Gaiden !


Si la fin de saison reste très convenu et simpliste tant on s’y attend comme le nez au milieu de la figure, Kakashi Gaiden nous propose de  voyager à travers le passé de Kakashi. 5 chapitres bien sombres où l’on découvre un jônin à l’opposé de celui que l’on a connu jusque-là.  Ces épisodes rappellent le début du manga, la pression se fait plus présente et on se doute bien que le sharingan de Kakashi n’est pas arrivé par magie…


Naruto est shônen pourvu de bonnes idées, mais qui commence à prendre un cheminement beaucoup plus classique dans la fin de cette première saison. Les combats sont dynamiques et stylés, mais l’overdose de super pouvoirs sur la fin pourrait en rebuter certains. La barque reste très bien menée et on on comprend facilement l’engouement qu’a pu susciter l’œuvre. La saison 2 sera-t’elle aussi bonne ?


 

Je donne 6 Shuriken sur 10 ! 


 

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