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CLAMP

 

 

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S’il y a bien un quatuor de mangakas  incontournables dans nos vertes contrées, c’est bien celui des CLAMP ! Qu’on les aime ou non, ces artistes sont devenues des références dans l’archipel nippon pour ensuite s’imposer au niveau mondial. Comment expliquer ce succès international ? Quelle est la recette qui marche ? Est-ce parce qu’elles adorent le travail de M. Araki, papa de Jojo’s Bizarre Adventure, que tout marche pour elles ?


 

Une ambiguïté marquée


 

Ce qui démarque CLAMP de la plupart des shôjos (et shônens), c’est l’ambiguïté relationnelle qu’entretiennent la plupart des personnages de leurs histoires.  Chose assez rare pour des shôjos, des relations shônen-Aï (à ce jour toujours platoniques) sont instaurées. Les mangakas font ainsi d’une pierre deux coups, ne se contentant pas uniquement d'amourettes hétérosexuelles et ralliant  les fans de bishônen. L’exemple le plus connu reste celui du couple Subaru/Seïchiro que l’on retrouve dans Tokyo Babylon et X 1999.

 

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Le fait que les relations demeurent ambiguës et non pas pleinement vécues par les personnages permet au public masculin de ne pas être trop rebuté et de satisfaire le quota du  lectorat féminin, une vraie prouesse.


Toujours dans l’ambiguïté, on découvre souvent des héros aux notions du bien et du mal assez larges, ce n’est jamais totalement noir ou blanc chez CLAMP. Il en est de même concernant les personnalités qui sont  à multiple facettes. Encore une fois, les héros de X se reseemblent plus qu'ils ne le croient, les motivations des dragons de la terre et du ciel se valent, ce qui ne les empêche pas de se massacrer.


 

L’amour vu par CLAMP



 Zoom sur Chobits et le couple Hideki/Chi. On apprend à la fin de l’histoire que le créateur de Chi (qui est un ordinateur à l’apparence humaine  doté d'une personnalité et d'émotions )  a installé dans son…heu… vagin (oui oui) un bouton « reboot ». Cela signifie qu’en cas de rapport sexuel entre les deux tourtereaux, les données de la mémoire de Chi seraient effacées (ses souvenirs avec Hideki, son amour pour lui, ect…).  Hideki choisit donc de sacrifier toute vie sexuelle pour vivre avec un ordinateur… Hallucinant non ? Pas tout à fait : les CLAMP ont une vision des choses bien à elles concernant l’amour...


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Au-delà du désir charnelle, pour nos dessinatrices, l’aboutissement de l’amour est sentimental avant tout. On le voit par exemple dans Card Captor Sakura avec un exemple encore plus glaucque… Le professeur principal de Sakura est… Ahem… amoureux d’une enfant de l’âge de l’héroïne. Pedobear ? Non encore une fois, pas de sexe (le ciel soit loué) mais quelque chose d’extrêmement pur et… dérangeant à la fois. Même si l’amour reste inavoué et consensuel, un écart de 25/30 ans reste ce qu’il est d'autant plus que l'on parle d'une enfant.


Même chose dans RG Veda, Ashura bute l’intégralité des compagnons de Yasha-ô qui décide tout de même de rester à ses côtés au final, c’est beau l’amour paternel.


Même s’il est entièrement platonique et romancé, ce genre d’amour n’est pas quelque chose de concevable dans la vraie vie et c’est ça qui fascine chez CLAMP, cette audace d’oser le coucher sur papier et de mettre en scène des faits à la limite du politiquement correct (voires improbables) en en faisant quelque chose d’attendrissant et touchant. Rares sont les mangakas populaires à réussir ce tour de force, il ne me vient à l'esprit que Kaori Yûki avec Angel Sanctuary.


 

La fatalité chez CLAMP


 

L’un des thèmes les plus populaire des CLAMP, c’est le destin et son inévitable accomplissement.  Elles prennent un malin plaisir dans nombre de leurs œuvres majeurs (X 1999/Tsubasa Reservoir Chronicles/Rg Veda) à semer de fausses pistes. Tout d’abord, l’annonce d’un destin  tragique (et sanguinolent) attend des héros charismatiques auxquels on s’attache… Pendant les ¾ du récit, les personnages font leur possible pour lutter contre leurs destins… En vain.


CLAMP est capable de nous fournir des œuvres cul-cul la praline à en pleurer de rire (Rex/Clamp School Detective), mais elles sont aussi  apte à nous pondre des titres au nihilisme franchement délectable.


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C'est là le deuxième grand thème du studio : la fatalité. Quoi que l’on fasse, peut-on réellement changer le cours du temps ? Et si c’est possible, comment éviter le bain de sang ?


Les CLAMP cherchent peut-être à montrer qu’il est inutile de lutter face à l’invisible, que ce qui est écrit est écrit et que l’on y peut rien en dépit de tous nos efforts.


Pourquoi opter pour des fins aussi pessimistes ? D’une part, parce que cela fait désormais partie de leur marque de fabrique j’imagine ; d’autre part pour pouvoir nous marquer durablement dans le temps. S’attacher à un personnage, puis le voir mourir comme un déchet sans gloire ni honneur, cela choque. Un choc qui fera qu’on se souviendra, en bien ou en mal, de ce manga.


 

Le dessin et l’histoire  

 


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Au-delà d’un univers complet, CLAMP c’est aussi un trait assez unique en son genre. On ne peut pas dire des visages des héros qu’ils sont « fins ». Non, on peut plutôt utiliser le terme pyramidal. Ne vous insurgez pas voyons, regardez de plus près les mentons des personnages. Bon cette remarque ne tient peut-être plus la route avec  leurs œuvres  récentes…

 


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Ce qui frappe  c’est la qualité de la mise en scène, cette volonté de vouloir transmettre quelque chose d’extrêmement précis sur deux pages. Les détails fourmillent, ils fourmillent tant que certains nous échappent (encore une fois, ça n’est pas sans rappeler le dessin, certes plus tortueux, de ARAKI).

 


Et si ces dames épatent par leur talent de dessinatrices, elles sont aussi très bonnes en ce qui concerne l’histoire.  Elles s’amusent à créer un monde dans lequel leurs nouveaux héros vont être amenés à visiter les lieux, voire à voyager où à  rencontrer les protagonistes de leurs précédentes séries. Un crossover quoi.

 


Reprenons l'exemple de Chobits… Et bien l’on y évoque le créateur de la première poupée ordinateur, que l’on voit dans Angelic Layer. Dans X 1999, on voit l’école des CLAMP School Detective et 3 personnages issus du manga Tokyo Babylon.  

 


Conclusion


 

Si CLAMP ne plaît pas à tout le monde, on ne peut nier ses qualités scénaristiques et graphiques. Au fur et à mesure des années, ce groupe a su imposer son style au monde et ne semble pas prêt de s’arrêter. Vivement la suite !


 

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Deux ans


Parce qu’un blog c’est aussi pour raconter sa vie, cet article sera à part contrairement à ce qui a été fait jusqu’à présent. C’est un pavé nombriliste (beaucoup de « moi je »), libre à vous de le lire ou pas ! J'avais envie d'en parler, de sortir ça de ma tête, et maintenant c'est fait !


 

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Deux ans. Voilà presque deux ans que j’ai arrêté mon BTS Négociation et Relation Client. Presque Deux ans que ma vie tourne en rond, deux ans qu’une mauvaise expérience de stage au sein de la société générale, au sens figuré du terme, a brisé quelque chose en moi. Deux longues années où j’ai appris bien plus qu’en restant le cul vissé sur une chaise. Deux putains d’années noires qui je l’espère, prendront fin à la rentrée prochaine.


 

Bienvenue en BTS !

 

 

 

Été 2009, j’obtiens avec mention « bien » mon BAC PRO services-accueil. Je suis accepté d’office en BTS NRC, que demander de mieux ? Mon chemin semble tout tracé et en septembre 2009, c’est la rentrée ! Rapidement les profs nous servent sur un plateau des stages en banque, que par facilité et envie, j’ai voulu essayer. L’offre était alléchante, il faut l’avouer.


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Ça y’est ! Je suis officiellement stagiaire au sein de la société générale, quelle grande classe ! Oui, mais tout ne se passe pas comme prévu. Au bout d’une semaine, je suis convoqué par le directeur qui m’accuse d’être un feignant… Il ajoute que cela se voit à ma démarche nonchalante… WTF ?


Moi feignant ? Qui avait osé dire ça de moi, au bout d’une semaine à peine ? Moi qui vient d’une famille plus que modeste  et n’ayons pas peur des mots, pauvre ? Moi qui a dû me battre depuis le BEP pour pouvoir décrocher au final cette place en BTS ? Moi, un feignant ?



http://www.fradinweck.fr/upload/P46I237.jpgJ’étais abasourdi, choqué et diminué : d’une part, parce que ce sont tous les employés de la banque qui s’étaient littéralement ligués contre le petit nouveau que j’étais ; d’autre part parce que non, je ne suis pas un feignant, que je faisais des efforts pour apprendre mais que l’enseignement que l’on me fournissait était objectivement, très mauvais.

 

Alors oui, j’ai avoué que j’avais choisi la banque à mon ancien tuteur, non pas par vocation, mais par facilité car le stage était servi sur un plateau. Mais bon sang, non, ne me jugez pas au bout d’une semaine à peine, l’envie de réussir était là !

 

Peut-être n’ai-je pas eu assez de recul sur la situation, mais j’ai décidé d’interrompre immédiatement le stage. Travailler autour de gens qui dénoncent votre « fainéantise » et vous jugent  aussi sévèrement en à peine quelques jours, c’était la 1ère fois pour moi. Ce fut un coup dur, moi qui n’ai jamais été habitué à être mis plus bas que terre par une bande de requins. Moi qu’on félicitait pour mon travail.

 

 

Les profs, ces héros !


 

La banque n’était peut-être pas faite pour moi. Mais en arrêtant à la société générale, j’ai appris qu’un autre élève, l’année précédente, avait aussi abandonné son stage au même endroit que moi ! Comme c’est étrange… J’apprends aussi par mes enseignants que cette boîte n’était pas habituée aux stagiaires… Ah ben bravo à vous de m’avoir au casse-pipe.

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Au début de l’année, les instituteurs nous avaient dit que s’il y avait un problème avec notre entreprise, ils pourraient nous en trouver une autre rapidement grâce à leurs « contacts »… LOL. On m’a donné une feuille pour répertorier les sociétés que je démarchais et l’on m’a dit « Va chercher ». Trop bien les contacts. Livré à moi-même, je n’ai pas pu trouver (stage arrêté + pas de voiture + pas de piston + bus comme moyen de transport = profil moins intéressant).

 

En plus de la frustrution liée à mes infructueuses recherches s'ajoutaient les cours qui commençaient à me gonfler, les profs qui demandaient du résultat  sans lever le petit doigt… Je suis parti 3 mois plus tard, en janvier 2010, je quittais le monde des études pour celui des adultes.  Je ne dis pas que je suis sans tort dans mon départ : j’aurais peut-être dû mettre plus de cœur à l’ouvrage quand je prospectais, mais il n’ y avait personne derrière moi pour me soutenir ou me pousser. Personne, moi qui n’était qu’un gamin perdu.

 

 

 

L’isolement, le permis puis les bons jours


 

L’école, c’est fini. Donc papa arrête la pension alimentaire. Maman se retrouve en galère pour payer le loyer à la fin du mois, déjà que ma sœur ne fait plus rien depuis un an, maman se retrouve avec deux boulets sur les épaules. Pour travailler, il faut la plupart du temps le permis. Du coup pour aider maman fiancièrement, c'est un peu râpé. Le permis, ça coûte cher et de l’argent, on n’en a pas beaucoup. C'est une charge supplémentaire pour maman.


 

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J’arrive à obtenir mon code. Je passe mes heures de conduite. Entre ces heures de conduite, je ne fous pas grand-chose. Parce qu’il  n y' a rien à faire de toute façon. Alors en mars je décide d’aller me faire aider par la mission locale, un repère de jeunes paumés, un espace  où les minots qui ont merdé quelque part comme moi se dirigent.

 

 

La conseillère sociale regarde mon CV. Elle voit mon BAC PRO services-accueil et me propose de travailler à Quick. Quelle merde, c’est ce qu’elle avait de mieux à me proposer. Je n’y suis plus retourné. Super utile le BAC.

 

 

J’ai cependant travaillé une petite semaine et demie à Quick, je suis rapidement parti… Deuxième échec en l’espace de quelques mois. A ce moment-là, j’ai réalisé qu’en plus de ne pas être le nombril du monde, celui-ci pouvait continuer à tourner sans moi. Il a fallu que je quitte « le mouv » pour me retrouver derrière le  peloton. Fait chier.

 


 

Orange : reprise de confiance

 


Le ciel soit loué, ma belle-mère parle de moi à l’une de ses clientes qui me propose de rentrer chez Orange France Telecom… ou plutôt à B2S, une société de plate-forme téléphonique.


J’ y travaille de juin jusqu’à la mi-septembre. Je reprends enfin confiance en moi et me rends compte que la banque et Quick n’étaient qu’une mauvaise passe.

 

 

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Cependant, en dépit du fait que le boulot soit  sympathique et que je me débrouille plutôt bien, il n y’ a ici aucun avenir à envisager, c’est une solution purement temporaire.  Et puis sortant des études, j’ai forcément eu envie de reprendre quelque chose… Du coup  je suis allé à la FAC…  en Art-Plastique, parce que ça me branchait bien et qu’il faut l’avouer, j’étais un peu perdu…

 

 

Le regard des autres



Les critiques, les comparaisons… J’en ai mangé. Si tu n’avais pas fait ci… Si tu avais fait ça… Tu aurais dû… BLABLABLA. Du vent. Les gens ne comprennent pas que l'on ne sera jamais que soi-même, et personne d’autre. Les gens ne comprennent pas que l’on ne fait parfois pas comme tout le monde.


 

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Les gens ne comprennent pas que l’erreur est humaine. Les gens ne comprennent pas que l’on essaie de s’en sortir. Les gens ne vous aident pas en vous critiquant, ils ne font que constater et dire des choses que vous avez déjà eu le temps de remuer maintes et maintes fois dans votre esprit. Les gens disent de la merde et devraient se taire, parfois.


 

La FAC, la gendarmerie et la prise de conscience



http://www.educpros.fr/uploads/RTEmagicC_Aix-Marseille-3-janvier2011_049.jpg.jpgLa FAC, c’était bien. C’était drôle, enrichissant et bon enfant. Pas de prise de tête, pas de prof relou, et je suis loin d’être mauvais. Mais encore une fois, je me trompe. Ça n’est pas fait pour moi, je ne suis pas taillé pour ça. J’ai vaguement songé à devenir enseignant et à faire la FAC AVANT mon BTS NRC, ce qui explique sûrement l’envie que j’ai eu d’ y aller.


Puis j’ai voulu tenter un concours, un concours qui, en cas de réussite, m’aurait emmené loin d’ici, loin de tous ces échecs qui devenaient un poil trop lourd à supporter : la gendarmerie. Cela vous fera peut-être rire, mais j’ai tout fait pour réussir : régime draconien, sport intensif…

 

J' y croyais dur comme fer, je l’ai bossé ce concours, je voyais là l’opportunité de changer de vie, de repartir à zéro !


Mais non, encore une fois, c’est la désillusion la plus totale. N’oublions pas de préciser qu’à côté de ça, j’ai eu le temps de louper mon permis pas mal de fois…

 

Et là, prise de conscience ! Il est peut-être temps de se remettre en question.

 

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BTS MUC en alternance



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Qu’est-ce qui a tout chamboulé dans ma vie ? Une erreur de parcours en BTS NRC. Qu'est-ce qui pourrait la réparer ?

 

En reprendre un, prendre ma revanche, réussir à mon tour, rattraper mon train de retard.  Pourquoi un MUC et pas un NRC ? Parce que même si ces 2 BTS se ressemblent, le MUC est plus ouvert à ceux qui ne possèdent pas le permis (les grandes surfaces sont bien desservies par les Bus contrairement au NRC où l’on demande d’être très mobile). Parce qu’il se rapproche plus de mon BEP et de mon BAC pro au niveau des matières. Et parce que ma mauvaise expérience en BTS NRC ne m’encourage pas à le reprendre. A ce jour, je n’ai toujours pas trouvé d’entreprise, mais je suis plus motivé que jamais à enfin reprendre ma vie en main !

 

 

 

Epilogue


 

Je me plains, je me plains, mais il y a des trucs plus graves sur terre, c’est sûr. Mais ça n’est pas souvent que je suis nombriliste. J’ai pu voir des gens qui n’avaient pas plus de mérite autour de moi s’en sortir malgré leurs erreurs  de parcours grâce à l’argent ou à papa/maman. C’est un fait assez triste, mais si j’avais eu les moyens financiers et le soutien nécessaire derrière-moi, j'aurais pu me rattraper plus tôt.  Je ne blâme personne, c’est un simple constat. Pourtant je ne regrette rien dans mon parcours, que j’estime plus méritant que celui de certains.

 

La vie n’est pas une balance équilibrée, l’injustice est partout. Les efforts ne sont pas toujours récompensés, travailler de nuit à soulever des cartons vous rapportent 80 misérables euros et un dos fracassé, là où vos anciens copains de BTS attendent sagement la bourse à chaque fin de mois… Ou bien demandent à leurs mamans/papas les sousous…

 

Ma réussite, je ne la devrai jamais qu’à moi-même, et ça, ça restera ma plus belle victoire. Mais bon, rien n’est encore joué !J’ai tiré des enseignements de cette histoire : la première, c’est que l’on ne peut compter que sur soi-même.La seconde, c’est qu’un acte irréfléchi ou pas, peut avoir des conséquences inattendues.Je ne sais pas quel sera votre ressenti sur mon histoire, mais en tout cas ça m’a fait du bien d’en parler.  La semaine prochaine, c’est promis, on reparlera manga !


 

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À la découverte du Cosplay !

Tout commentaire blessant,humiliant,moqueur ...etc visant le cosplayeur ou la cosplayeuse figurant sur les photos sera supprimé.

 

 

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Cosplay : dérive exhibitionniste et le plus souvent sexuelle consistant à incarner un personnage de manga. Les costumes récurrents sont principalement des phallus, tentacules et des femmes à poil, les protagonistes principaux des mangas. Cette pratique requiert un sens aigu de la vulgarité et un QI d'huître afin d'en faire éclore toute sa splendeur.


Non plus sérieusement c’est parti, et voilou un article sur le cosplay !



Costume Player !



Le cosplay est une pratique de la sous-culture japonaise consistant à incarner un personnage de jeux vidéo, de manga, d’animé, voire de film ! Certains créent leur propre costume (avec maquillage et compagnie) tandis que d’autres l'achètent , juste pour le fun !


 

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Cette tendance est particulièrement répandue au Japon et commence à s’étendre de plus en plus en France et de par le monde ( le WCS), ne se limitant plus seulement aux conventions… La preuve avec l’association de l’Aoï Sora Cosplay qui va nous en apprendre plus sur cet art et sur elle-même !


 

 Interview de L’Aoï Sora Cosplay !


Romain: Peux-tu nous présenter l'association "Aoï Sora Cosplay"     ? Quels sont ses buts, ses objectifs, le pourquoi de sa création ?

 

Marius : Bonjour Romain, merci à toi d'accorder de l'intérêt à notre association.

 

L'association Aoi Sora Cosplay a pour but de promouvoir et démocratiser le Cosplay, nous l'avons créée afin de faire un rassemblement de la communauté cosplayers de Marseille et pouvoir pratiquer dans de bonnes conditions. Très souvent et à côté de cela nous souhaitons faire connaitre notre passion au grand public pour que les gens la connaissent mieux.


 

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 R: Peut-on rentrer à tout âge et à tous les niveaux ?

M: Oui bien sûr c'est ce qui fait l'un des succès de notre association, c'est son ouverture côté âge et niveau, donc débutants, adultes, enfants, confirmés etc... On permet à tout le monde de pratiquer le cosplay.


 R: Depuis la création de l'association, as-tu l'impression d'avoir atteint certains de tes objectifs de départ ? D’autres se sont-ils ajoutés à la liste en cours de route ?

 



http://fc03.deviantart.net/fs70/f/2010/279/b/5/kaname_tosen_2_by_anstellos-d2x46sd.jpgM: Oui mon premier objectif était de faire de Marseille une des places incontournables du milieu cosplay et en moins d'un an nous avons réussi grâce à la motivation et l'amour que nous avons du cosplay. L'association offre à Marseille un événement cosplay par mois et permet à d'autres villes d'en avoir (exemple Miramas, Aix-en-Provence...etc).

 Mon second c’était de faire connaitre le cosplay aux Marseillais et démontrer que c'est un loisir qui mérite plus de respect , car très complet et créatif. Nous avons fait beaucoup d'event ouvert aux Marseillais (et à ceux de la région) pour montrer la joie et la fierté qu'éprouve un cosplayeur ! La cosplay parade réalisée le 29 mai 2011 sur la Canebière prouve à elle seule la réussite de l'association, nous avons le soutien de notre Mairie (j'en profite pour les remercier) et c'est un grand pas que nous avons fait dans cette ville !

 

Sinon nous n'avons pas eu d'autres buts en cours de route, mais je pense que les prochaines années on en aura d'autres: on prend beaucoup d'ampleur, il faudra organiser nos activités à l'échelle Nationale.


R: Demain, la flamme du cosplay se mettra subitement à brûler en moi. Comment faire pour intégrer vos troupes dès la fin de la matinée ?

 

M: Alors déjà ravit de voir la flamme du cosplay bruler en toi! Tu devras te rendre sur notre forum dont l'adresse se trouve sur notre blog  http://aoi-sora-cosplay.fr/ tu y feras ta présentation et ensuite direction la section recrutement pour postuler chez nous !

 

R:  Louez-vous les filles de votre association afin de pouvoir se balader avec elles et faire jalouser tous nos amis ? Si non, avouez que ça serait trop la classe d’avoir une Haruhi qui vous gueule dessus à tout bout de champs, non ?

 

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M: Pour la location des filles, demande à leurs papas pour voir ce qu'ils en pensent...
Plus sérieusement, non pas de location de membres!


R:  Faut-il forcément être adepte du cosplay pour faire partie de votre association ? Peut-on par exemple s'y inscrire en étant un simple féru de manga et en appréciant sans pratiquer  à condition de s’investir un minimum bien sûr ?

 

M: Il faut être un adepte ou vouloir tenter l' expérience cosplay pour nous rejoindre, notre activité principale c'est ça. Si on se met à accepter tous les otakus  on s'éloigne de l'esprit de notre association, un fan n'a pas la même vision/besoin qu'un pratiquant. Tu parlais de flamme tout à l’heure,  pour être chez nous il faut l'avoir en soi !

 

R: Combien de membres ont rejoint vos rangs depuis la création en 2010 de l’Aoï ?

 

M : On est plus de 100 à présent, nous avons commencé début Mars 2010, nous étions une toute petite dizaine à l'époque...

 

R: Les lecteurs se refusent à y croire, mais les cosplayers de l’Aoï Sora  se voient dotés des supers-pouvoirs de leurs héros préférés. Comment l’expliquez-vous ? 

 

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M: (Rires) Non nous restons de simples humains! Et nous incarnons nos héros favoris, mais nous regrettons de ne pas avoir vraiment leurs pouvoirs !

 

R: Quelle est votre vision des choses concernant le cosplay ? Est-ce un simple loisir, une passion, voire carrément une philosophie de vie ?

 

M: Pour moi c'est une passion, qui m'apporte beaucoup, travail sur moi-même, je me découvre des dons de bricoleurs et de couturier (rires). Pour ma part je ne connais aucun loisir permettant de s'épanouir autant.

 

R: Comment passe t'on de l'otaku lambda, avide de lecture, d'animé et de jeux vidéo, au cosplayer ?

 

M: Tout dépend des personnes on est tous différents, le point commun de la plupart des gens de cette communauté c'est que l'on souhaite incarner et rentrer dans la peau d'un personnage dont on adore la série, on insuffle  de la vie à son rêve.


 

R: Vous fabriquez vous-mêmes vos (superbes) costumes ? Est-il proscrit de ne pas les faire soi-même ?

M: Oui je les fabrique moi même, aidé avec ma famille ou des pro de la couture, j'ai commencé par acheter puis je me suis mis à la création.

 

Pour les concours le cosplay doit être obligatoirement fait main, maintenant si c'est juste pour s'amuser en convention ou dans des events on peut l'acheter, le but c'est de s'amuser avant tout, chacun se cosplay comme il lui plait ! C’est la vision de notre association d'ailleurs !

R: Quel est le meilleur souvenir que vous ayez depuis la création de l'Aoï Sora Cosplay ?

M: Il y en a vraiment beaucoup, à chaque fois c'est de supers souvenirs ! ! Nous faisons des choses jamais réalisées encore dans notre ville cosplayement parlant,  nous sommes tous fiers de cela.

Sinon s'il fallait choisir qu'un seul je choisirai notre tout premier RDV au parc du 26ème centenaire à Marseille, le départ d'une grande aventure !

R: Vos activités s'étendent au-delà de votre passion: vous avez effectivement rendu par 2 fois visite aux enfants malades de la Timone, permettant d'apporter sourires et bonheur autour de vous ! On ne peut que saluer cette démarche philanthrope, prévoyez-vous d'autres projets similaires ?

 

M: Dans l'association on se cosplay pour se faire plaisir mais surtout pour donner du bonheur aux autres, nous avons plein de projets similaire. C'est très important d'aider les gens de cette façon.

 

R: Vous vous voyez comment dans 5/10 ans avec votre association ?


M: En 1 an nous avons fait le boulot d'une association avec 5 ans d'existence, donc dans 10 ans si tout va bien Marseille sera une des villes mondialement connue pour cette pratique grâce à notre association ! Je nous vois avec 1000 membres! (rires) !

 

R: Les filles de votre association sont toutes très jolies, tu me donnes leurs numéros ? C’est une demande des lecteurs, il va de soi !

 

M: Oui bien sûr le voici (numéro de la plus jolie) : zero 118 21X


R: Un mot pour la fin ?

 

M : AOI SORA COSPLAY POWAAAAAAAAAAAAAAAA

 

Un grand merci à Marius pour l'interview !



En conclusion


 

Plus que l'ambiance bonne enfant que renvoie le Cosplay, cette pratique est avant tout là pour  apporter de la gaieté autour d'elle: on se fait plaisir à soi-même en faisant plaisir aux autres. Oubliez vos pré-jugés et n"hésitez pas à plonger dans ce qui fait indéniablement partie des loisirs les plus appréciés de la culture japonaise !

 

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