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Final Fantasy 4 The Complete Collection [Test]

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http://i.jeuxactus.com/datas/jeux/f/i/final-fantasy-iv-the-complete-collection/xl/final-fantasy-iv-t-4e26556bcdebb.jpg

TA DA DA DA DAAAAAAAAAAAAAA ! TADADA DADA DA DA DAAAAAAAAAAAAAAA ! Voici en onomatopée l’introduction du jeu final fantasy 4 faite par môssieur Nobuo Uemastu que l’on peut entendre sur le remake PSP, sorti en 2011 et réalisé par Yoichi Yoshimito (et non par m. Sakaguchi, ici relégué au rang de coréalisateur, oui je chipote). C’est parti pour l’aventure les enfants, sentez le souffle épique qui nous attends !

 

Un remake pour les fans


http://www.damonx.com/images/psp-ff4-01.jpgÔ bonheur lorsque l’on démarre l’un des meilleurs Final Fantasy de la SNES, ô bonheur lorsque les options du jeu nous proposent de pouvoir mettre les musiques du jeu d’origine. Ô bonheur de voir que FF4 interlude et The After years sont réunis dans le même jeu. Si l’intérêt de l’Interlude reste… inutile, The After Years en revanche se penche sur le futur de nos héros. On regrettera cependant un style trop dirigiste et le côté redondant du soft en dépit d’une nouveauté sympathique sur le système de combat, mais rien de bien novateur. Pas de quoi être complètement renversé. En revanche, rejouer à FF4 avec sa refonte sur psp, ça c’est bon. Très bon même. Le jeu sur snes n’avait pas, contrairement à FF5 et 6, utilisé toutes les ressources de la console. Les sprites n’étaient pas terribles, c’était tout au mieux un poil au-dessus des premiers ff sur Nes. Ce remake rattrape donc le coche et nous propose une version sublimée, sans fioriture, c’est tout simplement le jeu d’origine, avec des graphismes à tomber par terre. Les animations sont superbes, on se vautre par terre devant les sorts de magie, les invocations, là, on est renversé !


L’ajout de la touche « auto » qui permet de faire des combats en mode rapide juste avec la commande « attaque » est fort sympathique pour xp rapidement. Et soyez ravis, vous avez la possibilité de débloquer une centaine de dessins, de croquis faits par l’équipe de Square en charge du jeu à l’époque. De quoi réjouir les fans les plus harcores. Ajoutons que le contenu du coffret collector n'est pas si extra que cela, vous avez juste une petite pochette pour envelopper votre jeu et quelques trading cards...


Un tournant

 

http://images4.wikia.nocookie.net/__cb20111230154003/finalfantasy/images/e/e2/FF4PSP_Enemy_Ability_Thunderbolt.pngFF4 marque un sacré tournant dans l’histoire de cette grande saga. Tout d’abord, parce que comme il est le premier Final Fantasy à sortir sur SNES, on met au placard le  récit classique des héros de la lumière, pour nous intéresser cette fois-ci à une fresque épique où les retournements de situation seront légions. Squaresoft décide donc d’enrichir le jeu à fond, que ce soit en terme de gameplay, de personnages, ou d’ histoire. Il sera aussi le premier à connaître un succès international, tout particulièrement aux Etats-Unis (renommé FF2 là-bas, sont cons ces ricains).


En ce qui concerne nos héros… Cécil est un homme torturé. C’est au départ un chevalier noir au service de son royaume, qui finira par se poser des questions sur le bien fondé des actions de son roi. Son combat intérieur, la dualité du personnage,  sa rédemption reléguée au second plan mais implicite, sont au centre du jeu et en sont le succès principal. Mais si Cécil bénéficie d’une excellente storyline, c’est aussi le cas de l’ensemble des protagonistes qui joindront votre groupe. Pour la première fois, certains de vos compagnons mourront, conférant à l’opus une dimension tragique. Entre Kaïn, le frère adoptif qui jalouse et admire son frère, qui camoufle son amour pour Rosa, éprise de Cécil, Rydia, jeune invocatrice dont le village a été décimé par Cécil, croyez-moi, le scénario a de quoi vous surprendre et vous tenir en haleine de bout en bout. Même si l’on reste accès sur les cristaux, le background fouillé et développé au possible saura vous convaincre de l’achat indispensable de ce remake. On est pour la première fois plus happé par la profondeur psychologique des protagonistes/antagonistes plutôt que par l’excellent gameplay.

Loin d’être manichéen, c’est avec plaisir que la tactique et la réflexion seront une fois de plus, de mise. Quelques combats cultissimes vous attendent, en l’occurrence celui de l’expiation du héros, qui lui octroiera le rang de paladin. De nombreux joueurs se sont arraché les cheveux sur ce passage.


http://lparchive.org/Final-Fantasy-IV-The-After-Years/Update%20105/3-FF4PSP_Rydia_FMV.PNGLes mondes sont au nombre de trois, vous commencerez par la terre, pour ensuite vous attaquer au monde souterrain, et enfin, vous terminerez sur la lune. Aussi improbable que cela puisse paraître, la cohésion est au rendez-vous et c’est avec un plaisir certain que l’on suivra l’histoire. Les quêtes annexes, si elles sont simples, sont tout de même nombreuses et étendront considérablement la durée de vie. Entre celles qui vous permettront d’avoir l’arme la plus puissante, la conquête des chimères, ou tout simplement le fait de faire du level up comme un déglingosse, vous avez de quoi occuper vos après-midi chez grand-mère.


L’histoire n’est pas le seul  aspect qui offre un tournant à la saga, il y a aussi l’apparition de la jauge ATB (active time battle), les combats se feront en temps réel désormais, donnant au jeu un dynamisme nouveau. Avec ses 50 heures de jeu pour ff4 et ses 30 heures pour The after Years, n’hésitez pas à vous jeter sur le Final Fantasy le plus dur selon les fans, il est absolument culte, indispensable, bref, à avoir absolument.


Finissons en parlant des OST. Pourquoi sont-elles ici, si sublimées ? En quoi surclassent-elles tous les précédents épisodes de la saga ? Est-ce dû à l’ambiance plus sombre ? Au scénario plus consistant ? Peut-être un petit peu des deux ? Il n’empêche que M. Uemastu nous livre ici l’une de ses plus belles compositions et quoi de mieux que de se quitter sur ce splendide thème :

 

 


 

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[Critique Manga] Jojo's Bizarre Adventure: Phantom Blood

Histoire


Cette première partie de Jojo’s Bizarre Adventure (JJBA) se déroule en Angleterre au 19ème siècle. Le Lord Joestar, homme à la grande bonté, adopte Dio Brando, fils d’un roublard dont il est persuadé que le père lui a un jour sauvé la vie. Se rendant vite compte que Dio est un garçon profondément mauvais, Jonhatan Joestar, fils du Lord, grandit aux côtés de son frère tout en gardant une grande méfiance à son égard…

Personnages


http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/c/c6/JonathanJoestar.jpgJonhatan Joestar : Enfant chétif à ses 12 ans puis véritable colosse plus tard, ce 1er Jojo est l’archétype du héros : brave, courageux, bourré de principes, torturé psychologiquement, fort, etc... Il se rendra vite compte que son frère adoptif, poussé par une grande ambition, n’est là que pour s’emparer de la fortune et de la renommée familiale... Il apprendra à maîtriser la technique de « l’onde » pour venir à bout de Dio. On peut considérer que ce Jojo représente tout ce qu’il y a de bon chez l’homme.

 

 

 

 

 

 

 




http://4.bp.blogspot.com/-T1LZNjRelf0/UIqC3Lf0nNI/AAAAAAAAA5g/-hSm6gTsREA/s1600/DioBrandoPhantomBlood.jpgDio Brando : Fils d’un père violent et alcoolique dont le Lord Joestar pense qu’il lui a un jour sauvé la vie, son unique but sera dès lors de parvenir à obtenir les faveurs de son nouveau père afin d’hériter de la fortune et de la renommée familiale... C’est un personnage vil, prêt à tout pour parvenir à ses fins. Il se verra octroyer une force, une capacité de régénération ainsi que l’immortalité grâce à un masque Maya l’ayant transformé en…. Vampire ! A l’inverse de son frère, Dio représente ce qu’il y a de plus abject chez l’homme.

 

 

 


http://images1.wikia.nocookie.net/__cb20121222215529/jjba/images/5/54/Speedwagon.pngRobert Edward O Speedwagon : Le plus fidèle allié de Jojo dans cette aventure ! Il accompagnera son ami afin de vaincre le maléfique Dio et son armée de vampires, en dépit du fait qu’il ne soit pas un manieur de l’onde.

 

 


http://livedoor.blogimg.jp/jin115/imgs/7/2/7281341e.jpgWilliam Antonio Zeppeli : Maître de Jojo qui lui apprendra la technique de « l’onde » afin de pouvoir venir à bout de Dio et de ses desseins maléfiques ! Il en apprendra plus à Jojo au sujet du masque ayant transformé son frère en vampire.

 

 


Critique


Les jeunes japonais de l’époque ont dû être surpris à l’époque ! Bien qu’étant la partie de JJBA la plus réminiscente dans son style graphique et dans les techniques employées de Hokuto No Ken, Phantom Blood est un shônen en marge des productions populaires de l’époque.

Tout d’abord l’histoire ne se passe pas dans un monde imaginaire/apocalyptique ou au Japon (toutes époques confondues), mais... En Angleterre. En plus de cela, le héros est un jeune Lord qui se laisse un peu (beaucoup) marcher sur les pieds au début de l’histoire, ce qui change radicalement comparé à Dragon Ball et City Hunter, publié au même moment dans le même magazine. Autre chose, Phantom Blood ne véhicule pas les mêmes valeurs que ses collègues shônens !

http://images4.wikia.nocookie.net/__cb20120215015753/jjba/images/d/d4/Volume_3.jpgLà où la plupart des séries pour adolescents prônent l’amitié à gogo et l’entraide, JJBA préfère laisser ses personnages compter sur leur propre intelligence afin de s’en sortir. Si l’amitié n’est pas laissée de côté, ne vous attendez pas à des sauvetages héroïques sans incidence. Celui qui tire son épingle du jeu n’est pas forcément le plus fort : c’est celui qui parvient le mieux à utiliser ses méninges (cependant, soyez rassurés: le sang coule à flot). De même, pas de Tenkaïchi Budokaï, il faudra s'en aller du côté de Toryama pour avoir sa dose !

JJBA s’inscrit comme l’un des shônens les plus dramatiques existant à ce jour, n’hésitant pas à faire disparaître des héros auxquels on s’attache à cause d’une erreur de calcul, souvent mortelle.

Dans Jojo’ Bizarre Adventure, il y a le mot « Bizarre » qui est utilisé à juste titre : les personnages optent pour des poses lors des affrontements pour le moins étranges : efféminées, improbables, voire à la limite du possible. L’histoire en elle-même semble toute droite sortie d’un film d’horreur de série B : un gentil Lord se voit contraint de défaire son avide frère adoptif transformé en vampire vraiment vilain souhaitant conquérir le monde tellement il est méchant.

Pourtant c’est ce côté loufoque et à côté de la plaque qui a su séduire les japonais et nombre de mangakas contemporains. Le découpage, sorte de mix entre le comic et le manga, est assez difficile d’accès, mais il serait dommage de se rebuter uniquement pour cela !

Cette introduction à l’univers de Jojo possède ses fans bien que la troisième partie soit la plus marquante avec l’arrivée des Stands, Phantom Blood possède un charme indéfinissable, un je ne sais trop quoi extrêmement accrocheur. Il est nécessaire de lire PB pour la compréhension de la quasi-intégralité de la saga, et surtout de Stardust Crusader, partie à laquelle PB est directement liée.


Conclusion


JJBA est une monstruosité de l’univers shônen : très cru dans sa violence, à l’opposé des poncifs du genre shônen (c'est très sombre) et d’une affolante originalité, il devance le troupeau du JUMP d’au moins une vingtaine d’années... lumière.

Influence majeure d’auteurs à succès de notre génération (HxH, Yu-Gi-Oh, Shaman King, les CLAMP et bien d’autres encore) Hirohiko Araki dévoile avec cette première partie son immense talent. Un monument qu’il serait tout simplement honteux de ne pas lire dans votre longue vie d’otaku. 

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[Critique Manga] Fullmetal Alchemist- Hiromu Arakawa

Histoire

L’histoire se déroule dans le pays fictif d’Amestris, qui ressemble à notre Europe du 20 ème siècle. La différence majeure étant que dans ce pays imaginaire s’est développée une science particulière : l’alchimie. Le principe de cette science est que pour obtenir quelque chose, il faut en donner une autre de même valeur. 
L’un de ses interdits est de ne jamais créer d’être humain.

Les frères Elric, bien que connaissant cette interdiction, décident de passer outre afin de ressusciter leur mère décédée. Les deux jeunes garçons ont payés le prix fort pour avoir délibérément ignoré les règles: l’opération est un échec et se solde par la perte d’un bras et d’une jambe pour Edward, l’aîné, et de tout le corps d’Alphonse, le cadet.

Nos héros décident alors d’entamer une quête afin de retrouver leurs corps d’origine, Alphonse ayant son âme enfermée dans une armure, Edward est quant à lui équipé d’auto-mails (membres mécaniques).Et afin de pouvoir cette fois-ci ignorer le principe de l’échange équivalent, ils partent à la recherche d’un item légendaire : la pierre philosophale.

Personnages


http://i83.photobucket.com/albums/j291/brownbl_photos/EdwardElricManga.pngEdward Elric : c’ est un jeune homme exceptionnellement intelligent : à seulement 12 ans, il passe et réussit l’examen d’alchimiste d’état, pourtant réputé très difficile. 
Il fait un complexe par rapport à sa taille, étant plus petit que les garçons de son âge. D’un tempérament emporté, Edward est plutôt râleur. 
C’est un grand philanthrope qui se révèle assez mature pour son âge, cela est dû principalement au traumatisme de la transmutation de sa mère.
Il tient à tout prix à récupérer le corps de son petit frère, se sentant directement responsable de ce qui lui est arrivé. Il est un des seuls alchimistes à ne pas avoir besoin de cercle de transmutation pour faire de l’alchimie.


http://www.nautiljon.com/images/manga_persos/00/73/137.jpg?0Alphonse Elric : cadet de Edward, il est par nature quelqu’un de gentil et de compatissant. Il est cependant plus naïf que son frère. 
Son âme étant enfermée dans une armure, il est privé de toutes les réjouissances quotidiennes d’un corps normal : impossible pour lui de manger, ou encore de pleurer. 
Il est lui aussi doté d’une certaine intelligence mais est incapable de transmuter sans cercle de transmutation comme son aîné. Il souhaite plus que tout retrouver son corps et rendre ses membres à son frère.


http://images5.fanpop.com/image/photos/27300000/Manga-Winry-fullmetal-alchemist-manga-27303664-444-375.pngWinry Rockbell : faux garçon manqué, c’est elle qui s’occupe de la maintenance des auto-mails d’Edward. C’est une amie d’enfance des frères Elric et elle s’inquiète constamment pour eux. Sensible, elle voue aussi une certaine rancune à l’armée qui tua ses parents durant la guerre.


http://www.roy-mustang.net/pyro/media/manga_tank14/roy_manga_tank14_007.jpgRoy Mustang : l’alchimiste de flammes. Il est très connu pour ses prouesses lors de la guerre d’Ishbal, mais aussi pour sa réputation de coureur de jupons.  Mustang est actuellement colonel mais son objectif est plus haut : il veut être généralissime, le chef des armées. Il dispose de subordonnés fidèles, prêts à le suivre jusqu’au bout.  C’est un alchimiste talentueux qui utilise des gants pour faire appel à ses flammes, il est malgré tout « impuissant » les jours de pluies ou de grande humidité.

 
http://www.anime-kun.net/webzine/img/1241550405.jpgKing Bradley : c’est le général en chef des armées. On sait très peu de choses sur lui, et il semble cacher de lourd secret liés à l’armée…Il se bat avec des épées qu'il manie avec une grande dextérité pour un homme de son âge.


http://www.nautiljon.com/images/manga_persos/00/10/301.jpg?1251049838Alex Louis Armstrong : l’alchimiste aux bras puissants. Il est connu pour son côté exhibitionniste.
Il est très fière de son corps d’athlète. C’ est un grand alchimiste d’état , utilisant ses poings armés de gantelets qui lui permettent de faire appel à une alchimie destructrice. 
Malgré sa carrure imposante  il est très sensible et pleure assez souvent (il est très ému quand il apprend les motivations de Edward).Il est aussi très fort en dessin.

 
http://www.total-manga.com/images/Personnage/FR-7-24465-B/maes-hughes.jpgMaes Hugues : meilleur ami de Mustang, c’est un personnage jovial qui adore plus que tout sa femme et sa fille. 
A l’écoute des autres et toujours près à aider son ami de toujours, il est assez futé. Il exaspère parfois Roy mais il demeure un allié et un soutien de poids pour celui-ci.


http://24.media.tumblr.com/tumblr_m384m89P8b1rqwbazo1_500.pngScar : l’homme à la cicatrice en croix. Il élimine les alchimistes d’état pour une raison légitime, très vite expliquée dans le manga. Il voue une haine infini à l’armée. Il utilise une alchimie particulière qui s’arrête au stade de la destruction.


http://www.nautiljon.com/images/manga_persos/00/61/316.jpg?1295020228Izumi Curtis : elle est le maître de nos héros. Bien que malade et se prétendant « simple femme au foyer », elle a une force herculéenne et est une alchimiste de talent.  Elle est pourtant une tutrice affectueuse pour nos héros, un véritable soutient moral. Elle a aussi la capacité de transmuter sans cercle à l’instar d’Edward.


http://www.renders-graphiques.fr/image/upload/normal/Homonculus.pngLes homonculus : étranges êtres qui semblent ne pas pouvoir être tué, ils déclenchent des conflits un petit peu partout en Amestris.
Leurs motivations restent inconnus, ils méprisent les humains et sont aux nombre de sept, incarnant chacun un pêché capital.



Critique

C’est en 2004/2005 que Fullmetal alchemist, un mélange fantastique/action/humour/drame fait son apparition en France sur canal +.
La série bénéficie d’un doublage de qualité, et bien avant sa sortie sur la chaîne, avait fait le buzz sur internet. Après un anime de pareil qualité, on en attendait tout autant, si ce n’est même plus, du manga.


Voilà une série où l’on a enfin droit à un héros qui plaît à presque tout le monde. Avant, on avait d’un côté les héros « intellectuels » qui brillent par leurs esprits, de l’autre les gentils bourrins qui sauvent le monde ou leurs amies. Ici le héros se BAT et fait preuve d’INTELLIGENCE.Les bourrins et les intellos seront satisfaits.

Le manga est tout en contraste : comme D.Gray-Man, les morts sont nombreuses, Hiromu est capable d’introduire des personnages charismatiques qui meurent quelques chapitres plus tard.
Cela renforce le côté réaliste de son oeuvre (pas de boule de cristal) et brise un peu les codes du shônen(vous aurez remarqué qu’un personnage qui plaît dans un shonen meurt rarement au début de l’histoire, ici c’est le cas).Malgré les morts qui parsèment le chemin de nos deux héros, l’auteur a su rajouter une touche comique qui marche à chaque fois.
L’histoire est très sombre, pourtant on peut rire plus d’une fois à la lecture d’un chapitre. C’est surement ce mélange qui à la base, n’est pas censé s’accorder, qui fait tout le charme du titre.

http://3.bp.blogspot.com/-i3SHm0GRAeE/Te4gs88zHCI/AAAAAAAAAI8/Hkw0THUwa94/s1600/FMA-Covers-full-metal-alchemist-manga-494186_750_1029.jpgLe schéma narratif est intéressant : on suit les aventures des frères Elric, mais aussi la quête vengeresse de Scar, de Mustang et son équipe, les homonculus, et plus tard, celle de deux habitants de Xing. Ainsi les histoires s’entrecoupent et les personnages en viennent à se rencontrer pour une quête finale qui les réunira malgré leurs objectifs différents. 
Le découpage se veut original, on déborde des cases à la manière d’un comics, l’action se répartie parfois sur une planche avec deux cases.


Il est aussi plaisant de voir que l’histoire de FMA ne se déroule pas dans notre monde mais dans un autre univers fictifs similaire à notre Europe du 20 ème siècle. 
Les Ishbal et la persécution dont est victime ce peuple font penser au peuple juif (obligation de partir de leurs pays d’origine, croyance différente,ect).

Un autre point qui fait de l’œuvre un incontournable du genre, c’est  l’alchimie. Dragon Ball avait droit à ses Kaméhameha, Naruto au chakra, et bien Edward utilise l’alchimie.
Le héros peut tantôt créer une arme en fonction de la situation, utiliser l’environnement autour de lui, ou bien tout faire péter.

Enfin dernier point, la présence des homonculus. Ils s’imposent comme des antagonistes aussi charismatique que nos héros.

Si vous êtes passé à côté du phénomène FMA, c’est que vous n’êtes tous simplement pas otaku, ou bien vous vivez dans une grotte au fin fond de la forêt. 
FMA c’est une lecture dont on ne se lasse pas, un véritable chef d’œuvre qui mérite largement sa place dans vos étagères .

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[Critique Anime] Kimagure Orange Road- Max et compagnie

Histoire 

 
Kyôsuke Kasuga, adolescent de 15 ans, vient de déménager encore une fois. Cela est dû au fait que les enfants Kasuga, composé de Kyôsuke et de ses deux sœurs, Kurumi et Manami, sont dotées de certains pouvoirs psychiques, hérité de leur mère aujourd’hui décédée. La fâcheuse tendance qu’a Kurumi à utilisée son pouvoir comme bon lui semble oblige la famille à déménager à chaque fois. Alors qu’il se ballade dans sa nouvelle ville, notre jeune héros va faire la connaissance d’une superbe jeune fille dont il tombe tout de suite amoureux : la belle Madoka Ayukawa…Mais c’est sans compter que suite à un exploit qu'il va réaliser, la meilleur amie de Madoka, Hikaru Hiyama, va tombée amoureuse de Kyôsuke et « sortir » avec lui…Le triangle amoureux est formé, et la capricieuse route de l’orange peut commencer…

Personnages


http://upload.wikimedia.org/wikipedia/it/c/c9/Kyosuke_Kasuga.jpgKyôsuke Kasuga : âgé de 15 ans, il vient une nouvelle fois de déménager. Il est amoureux de Madoka. Comme tous héros de shonen de type romance/comédie, son principal défaut reste son indécision. C’est quelqu’un de gentil et qui évite de blesser les personnes qui l’entourent. Il est aussi assez droit(il ne supporte pas que Madoka fume par exemple), et veille sur ses sœurs. 
Il est évidemment obsédé par les filles, et est doté d’une certaine maturité pour un garçon de son âge. Il utilise son pouvoir avec parcimonie, ne l’utilisant qu’en cas de réelle nécessité. Son effet peut être plus ou moins puissant et varie en fonction de la situation.


http://media.paperblog.fr/i/377/3774857/madoka-ayukawa-reve-nostalgique-L-3.jpegMadoka Ayukawa : âgée elle aussi de 15 ans, elle est le personnage le plus intéressant de notre triangle amoureux. Elle apparait comme le pilier central de la série. 
Madoka est tout en contraste : elle est rebelle mais peut être douce ; elle est froide et chaleureuse…
C’est une excellente musicienne, don surement hérité de ses parents, eux même musiciens. Elle est la meilleure amie de Hikaru, et se montre encore une fois assez floue avec elle puisque l'aidant dans sa relation avec Kyôsuke mais n’étant pas insensible au garçon. Elle est elle aussi assez adulte : Elle boit, fume, et va en boîte ! Cela lui vaut une réputation de délinquante dans son lycée bien que ses notes soit très bonne.


http://upload.wikimedia.org/wikipedia/it/thumb/6/6c/Hikaru_Hiyama.jpg/280px-Hikaru_Hiyama.jpgHikaru Hiyama : âgée de 13 ans, Hikaru est amoureuse de Kyôsuke suite à un exploit qu’il réalise(en utilisant son pouvoir, mais la jeune fille ne se doute de rien).Elle se révèle extravertie et prête à tout pour obtenir ce qu’elle veut. Meilleure amie de Madoka, elle n’a cependant pas sa maturité. Elle ne se rend absolument pas compte que Kyôsuke est amoureux de Madoka. Mis à part son extravagance, c’est une jeune fille ordinaire.

 

http://shredvai.free.fr/forum/yusaku.gifYûsaku Hino : Yûsaku est amoureux de Hikaru. Il considère donc Kyôsuke comme un rival direct. Il est un ami d’enfance de Hikaru et Madoka. 
Il est plutôt timide en présence de sa bien aimée, mais se montre provocateur avec Kyôsuke. Il pratique le Karaté.

 

 

 

 

 


http://cdn.myanimelist.net/images/characters/8/20234.jpgKurumi Kasuga : sœur de Kyôsuke, elle a une passion commune avec sa sœur pour les pâtisseries. Elle passe son temps à manipuler Seiji et Kazuya pour obtenir d’eux toutes sortes de choses.
Plutôt immature, elle utilise son don comme bon lui semble, malgré l’interdiction de son père. Elle utilise souvent son pouvoir sur Jingoro, leur chat. 
Sa capacité psychique semble être de nature télékinéstésique.

 



http://abcb.idv.tw:88/info/Cast/img/Kasuga_Manami-1.jpgManami Kasuga : fausse jumelle avec Kurumi et sœur de Kyôsuke, elle est plus mature que sa sœur et moins démonstrative. Elle aussi adore les pâtisseries et se laisse volontiers invitée par les camarades de classe de Kyôsuke pour une gourmandise.

 

 

 

 

 


http://images4.wikia.nocookie.net/__cb20120331044023/orangeroad/images/3/34/Takashi_Kasuga.jpg

Takashi Kasuga : père des jumelles et de Kyôsuke, il est assez effacé, caché derrière son journal. Il est photographe et l’on ignore encore comment il a rencontré la mère de ses enfants, on sait très peu de choses sur lui.


Image IPB
Jingoro : le chat de la famille Kasuga. Ce chat, inexistant dans la version papier, est une invention de l’anime. Il est la touche comique de l’histoire…
Il essaiera à maintes reprises de s’enfuir, en vain, et subira les fantaisies de Kurumi qui s'acharne sur le pauvre animal, qui aurait peut être préféré une vie plus tranquille…

 
Image IPB
Kazuya Hatta : (à droite)camarade de Kyôsuke. Il est amoureux de l’une des jumelles et tentera de la séduire. Il est de nature plutôt friponne. Il est fait la pair avec Seiji Komatsu (à gauche) . Il est lui aussi amoureux de l’une des jumelles et tentera de la séduire. 

 



Image IPB
Master : patron de L’ABCB et de Madoka. Il tient un café ou notre triangle amoureux se rend assez souvent.

Image IPB
Kazuya Kasuga : jeune cousin de Kyôsuke, il apparaît un petit peu plus tard dans la série. Malicieux, il a lui aussi hérité du « pouvoir », le sien s’orientant vers la télépathie.

 

Scénario


A priori rien de bien extraordinaire, un triangle amoureux classique. Oui mais non, si KOR (acronyme de Kimagure Orange Road) a su se distinguer, c’est à cause de son originalité dans ce contexte somme toute ordinaire. On peut facilement s’identifier au héros et pourtant, c’est aussi impossible : effectivement, Kyôsuke possède le « pouvoir ». 
Ce petit côté fantastique rajoute du piment à l’histoire, et la rend plus passionnante. De plus, KOR est une de ces séries qui, comme « maison Ikkoku », n’a pas un dessin extraordinaire dans la version papier, mais se distingue grâce à un vrai talent de compteur de la part de l’auteur, et révèle tout son potentiel dans son adaptation animée. 
KOR est un anime empreint de poésie comme il n’en existe quasiment plus aujourd’hui. Les quiproquos sont évidemment nombreux, et il est plaisant de constater que mise à part les pouvoirs de la famille Kasuga, l’histoire est assez réaliste. Ici, quand le héros se prend une gifle, il ne s’envole pas à 50 mètres d’altitude comme dans un épisode de love hina….Autre point qui fait toute l’attractivité du scénario, les épisodes ne se suivent pas !!Il y’a bien une évolution dans la relation des personnages, mais chaque épisode commence avec une histoire, et se fini.


Personnages 

 

Un héros comme les autres mais pas vraiment. Une beauté insaisissable. Une pot de colle attachante(le jeu de mot sans vouloir trop fort…). Un amoureux incompris…Le seul personnage dont la personnalité a été poussé est Madoka (ce qui la rend si fascinante).Mais cela n’empêche en rien d’apprécier la large palette de personnages qui composent cet anime.

Visuel 

 

La série a tout de même pris un sacré coup de vieux, mais même à l’époque, elle n’était pas au top niveau qualité, puisque possédant un budget inférieur aux autres séries de sa génération. Mais comme ça vient du studio Pierrot, c’est quand même du bon. Les introspections de Kyôsuke sont interessantes (l’image se fige, prend la forme d’une photo, et l’on entend la pensée du personnage).Loin d’être d’une grande qualité, la série se laisse tout de même regarder.Le design créé par Akemi Takada y'est pour beaucoup.

Opening/ending 


C’est du très bon tout ça !!!Les openings sont rythmés, dynamiques(et je n’arrive toujours pas à décidé lequel des trois op de la série est mon préféré…).
Les ending aussi sont sympas, avec un rythme plus soutenue, plus « love ».

 

OST

 

Evidemment les OST ont vieillis, et à l’époque il y’avait quand même plus détonnant comme bande sonore. Mais cela n’entache en rien la qualité de la série.


Doublage

 

Hiromi Tsuru, en prêtant sa voix suave à Madoka, amplifie déjà la forte attraction que l’on éprouve pour ce personnage.
Le doublage est de qualité, quoi que la voix de Hikaru est un peu stressante des fois.

Bilan 

 

KOR, c’est une série empreint de poésie, saupoudré de fantastique, avec une grosse dose de romance. C’est une référence de l’animation Japonaise, et grand rival de Maison Ikkoku à l’époque. Et puis Madoka…Madoka…AYUKAWAAAAAAAA !!!La série, à l’époque, était classé plutôt correctement, sans jamais être dans les 10 meilleurs animes du Japon. Mais étrangement…
Le personnage féminin de Madoka reste le préféré de tous les animes confondus de nos chères amis nippon. Elle incarne l’image de la femme rebelle, forte et libre, mais montre aussi un côté fragile et à fleur de peau. En plus, une brune au yeux verte au forme voluptueuse, il n’en fallait pas plus pour obtenir le personnage qui a fait chavirer le cœur de million d’otakus dans le monde entier.

 
Le titre de la série est rempli de mystères. Kimagure, qui signifie capricieux, et orange road,route de l’orange… C’est quoi ce titre ?Quelques théories s’imposent. La plus connue est la suivante : au Japon, le citron est le fruit qui représente les premiers émois amoureux. L’orange est un peu plus douce, et pourrait ici symboliser la douce et première relation sentimentale.
L’autre interprétation est dû aux personnages de la série et leurs caprices : le caprice de Kyôsuke de ne pas choisir entre Madoka et Hikaru…Hikaru qui fait preuve d'immaturité…Où Madoka qui n'est pas très clair par rapport à ses sentiments pour Kyôsuke …Ce sont là les théories les plus connues sur le WEB . Alors n’hésitez pas à (re)découvrir la série qui a fait les beaux jours du club Dorothée, mais cette fois-ci sans censure !!Et je ne peux que vous conseiller les excellents films, ainsi que les OAV !!

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[Critique Manga] Jirô Taniguchi-L'homme qui marche

 

 

Jirô Taniguchi fait partie de ces auteurs au style reconnaissable entre mille, à l’instar de Miyazaki, Adachi ou pour citer un mangaka plus récent, Urasawa. C’est dans les années 70, alors qu’il n’est qu’un assistant, qu’il va trouver son influence dans des BD européennes, fortement marqué par leurs dessins variés     et leurs détails de l’environnement. Son œuvre hétéroclite regorge de nombreux points communs, à commencer par ses héros profondément humains,  son découpage franco-belge, mais aussi et surtout le soin tout particulier qu’il attache à l’environnement où évolue ses protagonistes. Emprunts de réalisme et foisonnant de détails généreux pour les yeux, « L’homme qui marche » ne se lit pas, mais se regarde, s’admire sous tous les angles, pour notre plus grand bonheur.

 

Le plaisir des choses simples

 

http://dreeli2.files.wordpress.com/2011/03/shot2.gifUne BD sur un monsieur tout le monde qui se promène, s’allonge dans l’herbe, nage nu dans une piscine de nuit, se ballade sous la pluie avec un sourire béa, qui aurait cru que ces choses simples de la vie de tous les jours aurait pu attirer même l’œil du lecteur le plus avisé ? « L’homme qui marche » est un hommage vibrant à la poésie de la nature, aux paysages qui nous entourent, qui nous invitent à aller prendre un bol d’air frais.

 

Notre société de consommation, nos carrières, notre vie en général nous font parfois oublier que le bonheur ne tient qu’à peu de choses. Un enfant s’émerveille de tout et de rien, ne vous rappelez-vous plu le plaisir que vous éprouviez dans vos jeunes années à aller courir dans un parc avec votre maman ? Une fois que l’on a lâché quelques minutes son ordinateur et que l’on prend le temps d’aller mettre son nez à l’extérieur, n’est-ce pas vivifiant de flâner ?


http://www.ponpokopon.net/lhomme2.jpgIl s’agit là du message que tente de délivrer Jirô Taniguchi : faire un retour aux sources est essentiel. Le monde qui nous entoure est beau, plus beau que chez nous, plus grand que Versailles, plus vaste que la rue qui fait face à votre habitat. Une ode à l’idyllique jardin du monde que nos yeux ne voient parfois plus, l’homme qui marche se pose en observateur d’un univers qui va trop vite et où le petit détail fait toute la différence.


Proche d’un manga comme "Gon" dans sa conception, les dialogues sont peu nombreux et l’on retrouve avec grand plaisir le style de Taniguchi, empreint d’une tendre nostalgie, venu tout droit d’un doux rêve. Sans être un indispensable du genre, l’homme qui marche reste cependant appréciable d’un point de vue graphique et demeure intéressant dans con concept de décorticage du quotidien, nous prouvant qu’une bonne marche à pied de temps en temps éclipse la morosité du train-train. Un excellent moment de détente  aux dessins envoûtants.

 

http://www.envrak.fr/documents/articles/90/homme2.jpg

 

 

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