Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

[Test] The Legend Of Zelda: Ocarina Of Time

http://download.gameblog.fr/images/blogs/5654/16202.jpg

 


Après The legend of Zelda Master Quest sur Game Cube qui proposait une difficulté accrue à son opus original sorti sur Nintendo 64 en 1998, c’est au tour de la 3DS de s’y coller avec cette fois-ci moult améliorations graphiques en plus de l’effet 3D pour ce remake… L’occasion idéale pour moi de vous raconter comment du haut de mes 8 ans, j’ai découvert grâce à mon père The legend of Zelda : Ocarina of Time sur N64.


 

La 64 a vaincu ma gameboy



Petit, je n’avais d’yeux que pour Zelda Links Awakening sur ma vielle Game Boy sans couleur (oui cette époque a  existée).  Ayant eu vent de bons échos de la part de ses collègues de travail qui n’arrêttaient pas de lui dire que leurs enfants se régalaient à Zelda sur la Nintendo 64, mon vieux  se décidait à acheter à son tour la mythique  cartouche.

 


 

http://www.obsolete-tears.com/photos/n64-zelda-ocarina-of-time-front.jpg

Ma Game Boy a fini dans un des tiroirs de ma chambre au profit d’une grosse manette que je galérais à manier avec mes petits doigts, et ce sans aucun regret. Les enfants sont cruels parfois.

 

Je me souviens avec amusement que je faisais mon possible pour traverser la plaine d’Hyrule en plein jour parce que j’avais peur des squelettes qui venaient m’ attaquer à la nuit tombée… Bon sang, qu'est-ce que j'étais mignon !

 

 

 

Ocarina of time, une expérience magique

 


 

J’ai  été marqué par l’introduction du jeu : on entend des galops, la lune se couche pour laisser place  à l’aube rougissante et Link est là, chevauchant Epona sur les vastes et vertes plaines d’Hyrule accompagné d’un thème musical  qui souligne la quête épique et onirique que l’on s’apprête à entamer.

 


 

http://nainsportentnawak.net/wp-content/uploads/zeldaposter.jpg

 


Le level design est  de toute beauté et fouillé (surtout que c’est le 1er jeu en 3D de la saga), la couleur joue un rôle important dans l’œuvre, finissant d’achever mon admiration déjà sans borne.  10 minutes m’ont suffit  pour me  rendre compte que j’avais là  l’un des meilleurs jeux vidéo de tous les temps, si ce n’est « le meilleur » d’après les dires de Famitsu (vu et approuvé par Wikipédia).

 

 

 

C’est l’histoire d’un mec…



http://3.bp.blogspot.com/_vi3bSyLKjiQ/TKXp8qYt3kI/AAAAAAAAACc/mL5kNRpZt20/s1600/the-legend-of-zelda-ocarina-of-time-2.jpg…tout de vert vêtu, il a les oreilles pointues et fait un cauchemar dans lequel il voit un autre gars aux oreilles pointues et aux cheveux rouges. Il n’a pas l’air cool le mec, il pourchasse une jolie demoiselle à cheval et…

 

Notre héros se voit réveillé par Navy, une  fée qui lui annonce que l’arbre Mojo a besoin de son aide : il faut que Link brise la malédiction qui le ronge. Ceci fait, notre Kokiri apprend que sa quête consiste à arrêter l’homme maléfique qu’il a vu en rêve et qui est aussi le responsable de la malédiction du vielle arbre. Il obtient l’émeraude Kokiri et part au château d’Hyrule rencontrer la princesse Zelda selon la volonté de feu l’arbre Mojo.


http://www.gamocratie.fr/wp-content/uploads/2009/11/Link-Evolution.jpg

 

Au cours de son aventure, Link rencontrera de nombreux personnages ce qui sera pour vous l’occasion de faire des quêtes annexes.  Vous ferez la rencontre des Gorons, des Zoras, Gerudos et autres peuples d’Hyrule.

 

 


 

Un gameplay  très riche



 

http://images.ados.fr/jeux-videos/photo/8427424842/zelda-compagnie/link-epona-1824967f6c.jpg

 

 


Non content des précédentes prouesses visuelles et techniques évoquées,  ZOFT (Zelda Ocarina of time) dispose d' un gameplay riche qui permet à Link de faire un large panel d’interactions: on  peut marcher, courir, faire des roulades, sauter, grimper, nager, voler avec une poule, galoper avec Epona, viser de manière précise, creuser…

 


http://www.n-3ds.com/wp-content/uploads/2011/04/zelda-64-3DS-6.jpgLa liste est encore très, très longue.  L’arsenal de notre guerrier est impressionnant (boomerang, flèches, bombes, ect) et diffère en fonction de sa version adulte/enfant.  En plus de cela, il peut forger une épée gigantesque et se vêtir de costumes  aux propriétés bien utiles.  N’oublions pas d’évoquer les phases d’infiltrations ou il peut raser les murs et marcher sur la pointe des pieds…un régal.


Les donjons sont légions et ne se ressemblent pas, le bestiaire change énormément et les énigmes deviennent de plus en plus ardues au fur et à mesure que l’histoire progresse. J’ai personnellement eu du mal avec le temple de la forêt.  


 


 

http://i77.servimg.com/u/f77/12/37/38/95/queen_11.png

 

 

 


Si la finesse d’esprit des joueurs est mise à rude épreuve, les combats ne sont cependant pas laissés pour compte : comme dit plus haut, Link a pour lui un équipement diversifié qui lui permet de vaincre ses ennemis en fonction de leur point faible. Par exemple, pour  les  boss de donjons,  il faudra se montrer patient et plein de jugeote afin de déceler leurs points faibles : les affrontements sont de longue haleine et dure plusieurs minutes. Ô joie lorsque vous l’emportez et gagnez un cœur supplémentaire !


 

Notre kokiri est aussi un épéiste hors-pair : vous pouvez notamment donner des coups à la verticale, à l’horizontale, à la diagonale, la classique attaque circulaire, l’attaque sautée, l’attaque en pointe...  Etant un combattant complet, le héros sait aussi se défendre avec son bouclier, esquiver sur les côtés ou en arrière, ect…

 


http://static2.dmcdn.net/static/video/340/207/30702043:jpeg_preview_large.jpg?20110418141447

 


Les villes sont très bien animées, on peut voir certains personnages effectuer des travaux ou en train de parler, d’autres qui se courent après, des badauds discutant…

Cela n’a l’air de rien dit comme ça, mais pour un jeu de Nintendo 64, pouvoir voir une IA aussi développée forçait  le respect à l’époque.Le temps s’écoule dans Hyrule, chose surprenante encore une fois puisque  la plupart des jeux de 64 sont intemporels.

 

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQs6GMNojY2oksvML89FB6Bw_RFys0vpKFYwcE1NZeUhCKuND6U&t=1

 

 L’ocarina  a  un rôle primordial dans le  jeu : les mélodies qu’entonne Link  peuvent par exemple faire passer la nuit très rapidement (le chant du soleil) ou appeler votre fidèle destrier (Le chant d’Epona).

 

Plus tard vous ferez aussi l’acquisition de pouvoirs conférés par les fées…Et je vais m’arrêter là parce que sinon ce ne sera plus un article mais un roman que je vais rédiger. Vous l’aurez compris, Zelda 64 est un jeu qui ne déconne pas avec la qualité.

 

 

The end


 

Il serait (honteux ?) regrettable de ne pas avoir joué à Zelda Ocarina of Time. Plus qu’une simple aventure vidéo ludique, les créateurs du petit bonhomme vert ont su développer un univers riche et enchanteur doté d’une ambiance unique portée par des musiques  respirant la poésie (putain c’est bô c’que j’dis).  Il serait dommage de passer une nouvelle fois à côté avec la sortie prochaine de son opus retravaillé pour la 3DS. Un must have.

 


 

http://www.aussie-nintendo.com/up/news/zelda3dswebart.jpg

 

 

 

Voir les commentaires

[Critique Anime] Le retour d'Evangelion !

 

 

 

Cet article contient de nombreux spoils au sujet de la série en 26 épisodes ainsi que sur les films qui la conclut, « Death and Rebirth » et « The end of Evangelion ».



Après avoir fait  son bonhomme de chemin depuis la réalisation d’une scène clé dans le film "Nausicaa de la vallée du vent" de Miyazaki,  Hideaki Anno confirmera son statut de réalisateur à part entière avec Nadia et le secret de l’eau bleu, Karekano…mais c’est  Evangelion en 1995 qui lui apportera une renommée mondiale. Après une série en 26 épisodes et deux films censés conclure sa saga, le réalisateur nous revient en 2009 avec une refonte de sa série fétiche en 4 films qui prendraient un cheminement différent de celle de 1995…est-ce bien vrai ? Anno ne ferait-il pas tirer sa poule aux œufs d’or ?

 


Evangelion : un avant et un après 


 

http://series80s90s.allmyblog.com/images/series80s90s/series80s90s_20070519_152122.jpg



S’il ya quelque chose que j’entends et lis souvent, c’est qu’il y aurait un « avant » et un « après » Evangelion. Parole insensée de fanboy ou méritée ? Je n'en sais rien mais une chose est sûre : le fait est qu’ on continue d’en  parler avec enthousiasme. Les débats au sujet de la conclusion qu’Anno a fournit avec les deux derniers épisodes de la série (où j’ai vaguement cru comprendre qu’il s’agissait d’une vive critique personnelle du réalisateur himself envers la populace otaku) et du film « The end of Evangelion » foisonnent. L'oeuvre a ses détracteurs, mais elle ne laisse en aucun cas indifférent.


 

Des spectateurs frustrés : The End of Evangelion


http://static.blogstorage.hi-pi.com/photos/monkeyjack.blog.jeuxvideo.com/images/gd/1179597986/Evangelion-Death-and-Rebirth.jpg

 

Qui n’a pas était frustré par la fin que le réalisateur a proposée pour conclure son récit ? On a eu droit à une palette de personnages très développés sur le plan psychologique, des combats prenants, un scénario alambiqué  ainsi que beaucoup de questionnements et d'interrogations qui continuent  de nourrir l’imagination  des spectateurs. Si Anno a su nous fournir quelques réponses dans ses films (Death and Rebirth et The end Of Evangelion) sur des points obscurs (notamment le plan de complémentarité de l’homme et quelques détails sur ce qu’est concrètement une Eva) on garde tout de même un arrière goût amer de ce final  pessimiste… tout le monde meurt (ou presque) et on nous fait vaguement comprendre que la réelle menace contre la terre, ce n’était pas vraiment les anges mais plutôt l’homme en lui-même… Ah quand même.

 

 

Reboot


 

http://www.world-art.ru/img/people/10000/197.jpg



En 2006 se crée Kharas, le studio d’animation qu’Anno fonde spécialement pour la relecture de sa série phare. Il prend ainsi les pleins pouvoirs artistiques, pouvant laisser libre court à ses idées et nous offrir par la même occasion des combats encore plus spectaculaires et monstrueux grâce à un budget plus conséquent. Il conserve  une grande partie du staff ayant officié sur l'animé, véritable gage de qualité pour les fans. Le papa d’Evangelion s’en donne à cœur joie dès son premier film avec la technologie actuelle…


 

Evangelion 1.0 Your are (Not) Alone

 

http://animeradius.com/wp-content/uploads/2011/01/image003.jpg

 


Relecture pure et simple de l’attaque des 5/6 premiers anges, ce film est un florilège de prouesses techniques et visuelles, surclassant les épisodes d’Evangelion dont il s'inspire. La 3D est présente et bien incorporée, la psychologie des héros  est là. Quelques scènes assez explicites nous laissent comprendre que l’on s’éloigne de l’histoire originale, et on se plaît à découvrir que certains passages sont plus approfondis comparé à l'animé : la relation entre Rei/Gendo/Shinji est bien plus aboutie, un régal. Cependant on peut n y voir qu’une relecture basique, pour le moment.

 

 

 


Evangelion 2.0 You Can (Not) Advance.


 

http://images.moviepostershop.com/evangelion-20-you-can-not-advance-movie-poster-2009-1020516211.jpg


C’est confirmé, on s’éloigne bien et bel de la saga originelle pour nous offrir un remaniement scénaristique en bonne et due forme : apparition d’une nouvelle pilote d’Eva, entrée en scène  d’Asuka qui devient  bien plus mature et compréhensive, Shinji découvre ses testicules et s’impose enfin, le rôle de Kaoru semble s’éclaircir, quant à Rei elle s’humanise encore plus…La 3D est encore plus présente dans ce film puisqu’utilisée     lors de certainsaffrontements. C’est encore une fois une réussite, les combats sont encore plus spectaculaires et sanguinolents que dans You are (not) alone.

 

 

 

 


 

Evangelion fanboy will be satisfy (or not)

 


On n’est jamais à l’abri d’une mauvaise surprise, mais les 2 premier opus de cette tétralogie laissent à penser que Evangelion saura cette fois-ci  satisfaire tout le monde. Visuellement irréprochable, moins alambiqué mais tout en gardant  sa complexexité, nul doute que cette refonte ne vous laissera pas insensible à l’instar de la première série : la goûter, c’est l’adopter. Si vous n’avez pas vu l'anime, vous ne serez en rien perdu (chose appréciable), si vous le connaissez  vous saurez apprécier les changements opérés, à voir absolument !

 


http://www.clipart-fr.com/data/wallpaper/Mangas/Manga_021.jpg


 

Voir les commentaires

Le manga est-il strictement japonais ?

 

 

Note : je vous invite vivement à aller voir la nouvelle page située en haut à droite du blog ! Je rappelle encore une fois que les articles ne représentent que mon point de vue, ce qui sous-entend beaucoup de subjectivités !

 


NON ! ! !

 

http://www.nautiljon.com/images/people/5/9/4/reno_lemaire_18495.jpg

 

Enfin,  d’après l’auteur de ce blog. Voilà une question qui fait débat dans ma tête, à tel point que j’ai essayé d’apporter mes arguments sur la page wikipédia « manga », mais en vain…Avec l'arrivé du manga européen et   de ses  auteurs (Reno Lemaire, Judith Park), peut-on encore dire que le manga est un style de BD uniquement propre aux japonais ? Suivons ma logique farfelue   afin de le découvrir…


 

Moi et Dreamland

 

http://imalbum.aufeminin.com/album/D20080623/439023_PD2OODMPRO3ZUR66F7Q25YPJVP1BNA_dreamland1_H005828_L.jpg

 

C’est adolescent que je découvre le manfra/manga "Dreamland" de Reno Lemaire, montpelérien qui fait partie des quelques auteurs adoptant un style proche et très ancré dans l’univers manga. À la lecture, j’en conclus donc qu’il s’agit là d’un manga dont la seule différence avec une série japonaise est qu’il a été créé par un français. J'en viens à la même déduction à la lecture des oeuvres de Judith Park et d'autres mangakas européens.


 

La question des frontières

 


La BD c’est universel, mais il existe différents genres venus de pays eux aussi différents.


http://b2.img.v4.skyrock.net/b28/mangaka-art/pics/1131917668_small.jpg


Certains maintiennent que le manga est strictement japonais et il y a, comme on pourrait s’en douter, des raisons valables. La première, c’est qu'il vient du Japon. Cela signifie que pour qu’un manga soit un vrai manga, il faudrait qu’il soit édité au Japon par un éditeur japonais.

 

Le truc, c’est que j’ai du mal à avaler qu’il ne s’agisse là que d’une question de frontières… Suivons l'exemple que fournissent mes détracteurs:  si un auteur japonais publie une BD au style purement franco-belge au Japon,  il faudra dire que c’est un « manga qui empreinte au style BD» et non pas une « BD ».

 

http://otakunodera.com/images/bb-project-04.jpg

 

Selon cette logique, un français qui fait du « manga » ou du « comics »  se verra affublé du titre « d’auteur de BD  empruntant au style japonais/américain » dans le cas où il publie ses titres en France. Par contre, s’il le fait par le biais d’un éditeur étranger, le problème s’évapore : un français qui publie au Japon fait du manga (Baru, Stan Lee), idem pour celui qui publiera aux States ( Olivier Coipel) …. Le monde est-il si fermé d’esprit ? Au final, la seule différence c’est le pays de parution.

 

 

 

 

 

 

http://img.scoop.it/g0zW7wekzgVYNaljxxwJvjl72eJkfbmt4t8yenImKBU8NzMXDbey6A_oozMjJETc

 Une autre raison, encore plus obtue que la précédente et limite discriminatoire, ça serait qu'il faut être japonais de pur souche pour produire du manga. C'est quoi cette appriori à la con ? À ce moment là,  y a que les chinois pour bien faire les nems et la France est composée d'artistes peintres qui mangent du pain et portent le béret. Je ne vais pas argumenter plus longtemps là-dessus, c'est inutile.

 

 


 

 

 

 

 

 

 


J'alambique

 

http://www.comicsbeat.com/wp-content/uploads/2010/10/Kodansha-Comics-logo-red.jpg

La Kodansha publie chaque année un concours qu’elle organise pour les "mangakas étrangers"…ce qui signifie que le Japon reconnaît qu’outre ses frontières, le manga s’est étendu de par le monde et est devenu un style à part entière que beaucoup de dessinateurs adoptent (sinon ils ne se feraient pas chier à convier les artistes étrangers).

 


Malgré cela, on me dira que la Kodansha publie des one-shot qu’elle appelle « manga » car c’est là le terme pour désigner la BD étrangère… Je trouve cette justification un peu bateau, d’une part parce que le concours est pour les mangakas étrangers (c' est très clair quand même),  d’une autre parce que les œuvres qui sont publiées utilisent comme n’importe quel auteur jap les codes du genre. S’ils avaient voulu organiser un concours pour de la BD étrangère , on aurait eu droit à un format Franco-Belge voire comics.

      http://www.playergame.fr/boutiquepg/images/couv_Debaser.jpg

 

Attention, je fournis ma vision des choses: 



Prenons l’exemple d’un karatéka. Nous sommes tous d’accord pour dire que le Karate est un art japonais à la base. C’est un sport enseigné aussi en France. Par conséquent, les pratiquants français sont des Karatékas français, tandis que ceux du Japon sont des Karatékas japonais. Fondamentalement, quelque soit le pays, les pratiquants de ce sport   restent  des karatékas. Je pense qu’il en est de même pour le manga, mais ça n’engage que moi.


 

La lutte continue

 

 

Borné comme je suis, je ne lâcherai pas l’affaire, même si j'ai tort au final. Si, je l’accorde, le manga c’est de la BD japonaise à la base, c’est un style qui s’est étendu au-delà des frontières, bien plus influent que le Manhua ou le Manwha. Il ne s’agit là que  de mon point de vue et je me prends peut-être le chou pour rien, mais je trouve que c’est un sujet intéressant à aborder : l’européanisation du manga. Et vous, qu’en pensez-vous ?


 

http://img.over-blog.com/337x499/0/23/87/09//all-in-couv.jpg

 


Voir les commentaires

[Critique Manga] Le grandiose Jojo's Bizarre Adventure


 

   http://upload.wikimedia.org/wikipedia/fr/a/a0/Jojo's_Bizarre_Adventure_logo.jpg

 


Jojo's Bizarre Adventure est un shônene de Hirohiko Araki. De part sa longévité et sa constante inventivité, il s'inscrit dans la lignée des plus grands shônen qu'il existe à ce jour. Qu'est-ce qui explique le succès retentissant de cette oeuvre si particulière ?

 

 

JJBA: un concept excellent

 


 

http://zonebabel.perso.sfr.fr/lng/nihongo/pix/jojos-bizarre-adventure.gif

 

 

Jojo’s Bizarre Adventure est en manga en plus de 100 tomes  existant depuis la fin des années 80. Le manga se découpe en 7 parties, d’une longueur variante.  C’est certainement  et objectivement le meilleur shônen jamais créé à ce jour en terme d'inventivité. Araki nous conte l’histoire de la famille Joestar et de ses descendants en renouvelant à chaque fois l’histoire de ses héros, leurs entourages et leurs destinées.

 

 

Des vrais héros et des méchants vraiment méchant

 

 

http://www.digitalgames.fr/wp-content/uploads/2009/01/jojo.jpg


 

Dans Jojo’s, chaque partie se voit affublée d’un nouveau « héros » dont le surnom sera « Jojo » dû à la succession des syllabes de  son nom et prénom (Jonhatan Joestar, Joseph Joestar, Kûjo Jôtaro…). Chaque Jojo possède ses qualités et ses défauts : si le premier Jojo (Phantom Blood) est un personnage valeureux, fort et plein d’honneur, le 2nd est un lâche, fourbe, n’hésitant pas à user de la ruse pour parvenir à ses fins, tandis que Jôtaro est puissant et sûr de lui. Ce titre se distingue donc par ses protagonistes principaux en marge comparé de manière générale. À noter que dans la sixième partie, nous avons droit à une héroïne !


 

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTU2Kt8eR4eCvk1XiA5hNiBTsymTOR7M8Mc_2dzNb_8wsP1wEe-Pg&t=1

 

 


Mais si les gentils sont à l’honneur, il en est de même pour les bag guy. Pas de fioritures ici, on va à l’essentiel : Dio Brando (de Phantom Blood) est un pauvre élevé par un père alcoolique. Il sera ensuite adopté  par la famille Joestar. Il tentera par tous les moyens d’obtenir de la reconnaissance et même plus… Son but, la domination du monde : MOUAHAHAHA !  Oui, on ne cherche pas bien loin, mais les méchants restent méchant au moins. 

 

 

Un univers inventif

 

 

http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSzkQBU7viqh3aeVbEA4XiOE6fmoOL1wFQk-3bymH66Uy9D_fjfXA&t=1

 

Dans Jojo’s, en plus de faire le tour du monde (car chaque héros va voyager à travers le monde où résidera dans un pays/ une ville bien précis(e) ) on vous fera aussi découvrir les genres du manga d’horreur, policier/gangsta,  mystères et suspens, milieu carcéral ect…Araki ne se contente pas de déjà-vu,  il revisite, invente, et crée, c’est là que se situe la différence entre un manga bourré d’idées et d’imaginations ( One Piece, Jojo’s, FMA) et un manga quelquonque (vous avez deviné de qui je parle…).

 

 

Une patte graphique stylée et unique

 


 


 http://kuji-club.jp/bnp_prize_item/image/281/_____________.jpg


Si les premières parties de Jojo’s sont très réminescentes de Hokuto no Ken, Araki s’éloigne très vite de son « papa »…

 

Les pauses de ses personnages sont farfelues, efféminées (ce qui ne manquera pas de plaire à CLAMP qui admire l’œuvre allant jusqu’à s’en inspirer dans leurs propres mangas) cela étant  dû au parcours de styliste d’Araki…mais surtout, sa patte graphique est difficile d’accès, à mi-chemin entre le comics et le manga dans sa narration (découpage en diagonale), ses dessins sont fouillés et très sombre (surtout dans les 2 premières parties), mais s’améliorent toujours au fur et à mesure de la publication, devenant quasi-inimitable.

 

 

La révolution des combats

 

 

http://i28.tinypic.com/a9wvm8.jpg

 

Dans Jojo’s, c’est souvent celui qui utilise son cerveau qui gagne. Les adversaires des héros font souvent armes égales et il n’est pas rare de voir l’un des protagonistes principaux  crever  même s’il est plus fort que son ennemi à cause d’une faute d’inattention… Ainsi dans Jojo’s, on assiste à :


-Des combats de course de chars ;


http://files.fluctuat.net/images/j/o/jojo-phantom-blood.jpg-Des bastons  à coup de Stand (force vital des héros qui se matérialise sous forme d’esprit ou d’arme) : chaque stand possède ses points forts et ses défauts.  Les stands sont la force de la série, et leurs pouvoirs sont souvent réappropriés par  beaucoup de shônen. Chaque utilisateur de Stand ne peut en posséder qu’un, son rayon d’action est limité, quant à sa taille, elle est très variable… Pour le reste, allé voir par là :    

 

link

 


-Des jeux de table : poker, combat de spaghetti (oui même si on dit qu’il ne faut pas jouer avec la nourriture).

Comme on peut le constater, l’auteur n’a pas lorgner sur les affrontements qui ont lieu dans sa série, ce principe de combat régi par différentes règles est très présent dans Hunter X Hunter (de plus le personnage d’Hisoka ressemble beaucoup à celui de Dio Brandro….).

 

 

Jojo’s, le manga qui inspire

 


http://img5.uploadhouse.com/fileuploads/2072/207231568609f1465679f117bf9bd38846fe99f.jpg

 

 

 

Voilà une liste non exhaustive trouvé sur Wikipédia des différents mangakas fans/influés par Jojo’s Bizarre Adventure :


-CLAMP.

-Kazushi Hagiwara (Bastards).

-Shô-U Tajima (MPD Psycho).

-Hiroyuki Takei (Shaman King, Ultimo).

-Yoshiro Togashi(HxH, Yu Yu Hakushoi).

-Kazuki Takahashi (Yu-Gi-Oh !).

-Nobuhiro Wtasuki ( Kenshin).

-Tite Kubo (Bleach).

-Eichiro Oda (One Piece).

-Masashi Kishimoto (Naruto).

Akihisa Ikeda (Rosario+vampire).

 

 

http://www.manga-news.com/public/Dossiers/jojo_doss_05.jpg


Cette liste est loin d’être complète bien sûr tant Jojo’s aura marqué l’histoire du manga. Il en sera même tiré un très bon jeu vidéo ainsi qu'un film et 13 OAV aux qualités indéniables mais un peu trop rapide dans leur déroulement.

 

 

Finish

 

 

Jojo’s est une œuvre immanquable dans l’univers du manga, il a inspiré plus de la moitié des auteurs du JUMP et se distingue encore aujourd’hui de ses congénères grâce à des scénarios tous plus inventifs les uns que les autres. Rien que pour votre culture personnelle, vous vous devez de lire au moins 2/3 arcs de Jojo’s : on ne peut pas savoir ce qu’est un vrai shônen avant d’avoir lu la sainte bible qu’est ce titre. Venez purifier votre esprit, posez Naruto, et découvrez le talent à l’état pur.

 


 

http://lazyexperiments.files.wordpress.com/2009/08/4tot_anonib.jpg

 

 

 

 

 

Voir les commentaires

[Critique Anime] La mélancolie de Haruhi Suzumiya

http://images.ados.fr/bd-manga/photo/hd/4777641477/melancolie-haruhi-suzumiya/melancolie-haruhi-suzumiya-208394232e.jpg


Cet article contient des spoils, tu es prévenu !


 

Juin 2003, Suzumiya Haruhi no yūutsu, un roman de Nagaru Tanigawa connaît un succès fou au Japon. Septembre 2004, on vise le public otaku en publiant dans le Shônen Ace une adaptation en manga des romans. Succès oblige, en 2006 une adaptation sort en format TV. Le phénomène est lancé, on érige l’œuvre comme culte, bijou de l’animation japonaise mais…Pourquoi ?


 

Le speech de départ



http://mangatime.blogs.clan-takeda.com/files/2010/12/TheMelancholyofHaruhiSuzumiya-upload.jpg 

Haruhi est une héroïne extravertie plutôt mignonne et très casse-couilles qui a la réputation de n’être jamais sortie bien longtemps avec la gent masculine. La raison ?

 

C’est juste qu’elle est passionnée par les extraterrestres, les ESPERS et les voyages dans le temps. Du coup sortir avec un mec devient vite banal, surtout si c’est un être humain comme un autre. Elle fonde donc le club SOS qui a pour but  « d'apporter plus d'excitation dans le monde ».

 

La pauvre ne se doutera pas qu’à l’exception de Kyon, tous les membres de son club sont dotés de pouvoirs ou d’origines fantastiques…elle y comprit. Ironique n’est-il pas ? Oui, des fois j'aime à faire genre que j'ai du voc !

 

 

 Une narration bordélique



http://img.over-blog.com/600x375/0/00/11/16/DIVERS/Haruhi-Suzumiya-Sunnysred.jpg

 

Voilà un bref résumé du brainstorming de Kyoto animation avant la diffusion des épisodes de la série :


Chef : très bien, notre personnage est loufoque, tarée, excentrique et en plus elle est mignonne.


Assistant : c’est exact…Où voulez-vous en venir ?


Chef : ben  pour rester dans l’esprit barge de la série on va diffuser les épisodes dans le désordre…


Assistant : MER IL ET FOU ! Les otakus vont crier au scandale ! C’est quoi cette narration incongrue ? !


Chef : mais non, on est les premiers à faire ça (je crois) ils vont crier au génie… Puis ça va nous distinguer, t’as vu…


Assistant : si tu le dis mon frère…Bien ou quoi la famille ?


J’arrête là le brainstorming.

Quelques années après sa sortie, je retiens effectivement une narration bordélique dans Haruhi qui a fait sa renommée…


http://img.over-blog.com/500x312/0/37/06/49/0003/The-Melancholy-Of-Haruhi-Suzumiya.jpg

Il faut dire qu’il est plaisant de rassembler toutes les pièces du puzzle au fur et à mesure afin de mieux comprendre la chronologie de la série. On peut aussi saluer (ou descendre en flèche) la partie « Endless eight » de la saison 2 où (SPOIL) nos héros sont emprisonnés dans une boucle temporelle sans fin. Un parti pris risqué.

 

8 épisodes en tous points identiques, où les plans changent et quelques dialogues sont ajoutés, 8 épisodes de souffrance pure qui auront fait perdre une partie de son public à la licence et c’est bien fait pour gueule.


 

Les références otakus


 

Ah bah oui, Haruhi Suzumiya est bourrée de clichés et de références qui ont fait la joie de son public !

 

Ainsi Phoenix Wright est à l’honneur dans l’épisode 8 de la saison 1(il existe d’autres clins d’œil mais je ne vais pas m’étaler là-dessus, Wikipédia sera ravi de vous en apprendre plus), les pouvoirs de Koizumi ressemblent étrangement à ceux des protagonistes de X de CLAMP, Nagato renvoie au personnage de Rei Ayanami dans Evangelion, enfin Asahina a des gros seins.


http://images.picturesdepot.com/photo/t/the_melancholy_of_haruhi_suzumiya-3711.jpg

 

Oui c’est ce que j’ai retenu d’elle, il fallait bien une dose de fan-service. Tout cela pour dire que cet anime est un pur concentré de tout ce qui plaît ou a plu dans l’animation ces dernières années, tout en gardant une identité qui lui est propre avec le narrateur qu’est Kyon ou encore l’ordre chamboulé de la diffusion des épisodes de la série. Comme quoi le succès n’est pas dû qu’à la grosse paire d’Asahina, et toc.

 

 

Kyon

 


Ce qui contribue grandement à la qualité de la série comme dit précédemment, c'est son narrateur principal, Kyon, qui, part de nombreuses introspections, donne son impression sur les agissements quotidiens d’Haruhi et de son entourage plus généralement, son point de vue en tant qu’humain dans cette histoire abracadabrante pour un mec ordinaire.

http://download.minitokyo.net/Yuki.Nagato.376258.jpg

 

Il est cynique, sarcastique, mais s’avère être la conscience du groupe et surtout, celle d’Haruhi. Son doubleur est de plus très très bon, on  a pu l’entendre dans de très bons animes comme X de CLAMP, Shuffle, Kanon 2006, Gundam Seed Destiny…ce qui ne fait qu’augmenter sa sympathie envers le téléspectateur quand on sait qu’il ya du cachet.

 

http://www.legendra.com/zapan/Haruhi%20Suzumiya/kyon.jpg

 

On s’identifie rapidement au personnage qui est à l’opposé des héros habituels que l’on retrouve dans ce type de série, Kyon est INTELLIGENT et RAISONNE comme NOUS. Ou tout du moins, il résonne comme le ferait n’importe quel gars impliqué dans une situation pareille.

 

 

 

Haruhi la divine



Ah bah tiens c’est pas banal. L’héroïne principale c’est dieu. Elle est née avec les pouvoirs d'une déesse mais l'ignore complètement.

http://www.nautiljon.com/images/perso/8/2/0/itsuki_koizumi_2028.jpg

C’est un personnage tellement égocentrique que si le monde qu’elle créé ne lui plaît pas, elle détruit tout pour remodeler un univers qui lui conviendra mieux, sans s’en rendre compte.

 

L’affaire s’avère corser, nos protagonistes n’ont pas envie de disparaître et doivent obéir au moindre de ses désirs histoire d’éviter qu’elle ne détruise tout…mais bon, comme elle est mignonne (et que surtout, on a pas envie de crever) on lui pardonne.

 

Et c'est là que le personnage de Kyon prend encore de l'ampleur. C'est une sorte de paratonnerre pour cette cruche d'Haruhi, osant s'opposer à elle lorsqu'elle va trop loin (L'épisode 13 de la saison 2 est mémorable, lorsque Kyon est à 2 doigts de frapper Haruhi).

 


Conclusion



Voilà un anime dont le succès est dû à sa narration sympathique, à ses personnages attachants, à une histoire bien développée, mais aussi et surtout à sa diffusion bordélique qui a su faire parler d’elle.

 

C’est un OVNI et à ce titre, vous aimerez ou détesterez. Si la saison 2 a  laissée quelques fans derrière elle, nul doute que le film saura reconquérir loeurs coeurs : il s’agit de l’adaptation du roman préféré des lecteurs, la disparition d’Haruhi, un petit bijou d’animation d’après les premiers échos des spectacteurs de presque 3h00, affaire à suivre…

 

http://www.yukianimereviews.com/images/haruhi-film-in-top-10-with-estimated-100-million-yen-updated.jpg

 

 

Voir les commentaires