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[Critique Manga] Maison Ikkoku- Juliette je t'aime

 

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http://www.manga-news.com/public/images/series/maisonikkoku01.jpg

 

Maison ikkoku fait partie du panthéon des shônen de type comédie romantique. Gloire du club Dorothé, Maison Ikkoku, sur des bases pourtant classiques et réutilisées par ses descendants (le coup de la pension avec Love Hina ou Suzuka), a su se distinguer de ses compères de l’époque pour nous offrir des personnages de plus en plus complexes, touchants et humains, tout simplement. Analyse d’un excellent cru.

 

En fait je vais rester plus longtemps que prévu...

 

http://www.manga-sanctuary.com/IMAGES_NEWS/Image/juliette%20anime.jpgYusaku Godaï est un garçon somme toute ordinaire. Ce jeune rônin n’en peut plus de vivre dans la pension Ikkoku, c’est un véritable cauchemar quotidien pour lui. Entre son voisin roublard et opportuniste (M. Yotsuya), sa voisine frivole en chemise de nuit (Akemi Roppongi) et la mère de famille bruyante et prompte à faire la fête à toute heure (Hanae Ichinose), Godaï semble reparti pour échouer à nouveau à son examen d’entrée à l’université. Alors qu’il est bien décidé à faire ses valises, voici qu’une nouvelle arrivante va lui faire raviser son choix : Kyoko Otonashi, nouvelle gérante de la pension Ikkoku dont il tombe amoureux.


Toutes les bases d’une comédie romantique classique sont installées. Godaï est un héros hésitant, naïf, mais profondément gentil et dévoué. Acteur ou spectateur de leur histoire d’amour, les habitants de la pension seront la plupart du temps aux services de nombreux quiproquos, venant semer le trouble dans la relation amicalo-amoureuse de Kyoko et Godaï,  qui a un postulat de départ peu évident. Tout semble les séparer, puisque Kyoko est une jeune femme posée, belle et distinguée, là où Godaï est pauvre, naïf et relativement instable.


Comme si cela ne suffisait pas à compliquer la situation, Kyoko est en faite veuve depuis six mois, d’un homme dont elle reste amoureuse et qu’elle ne parvient pas à oublier. Ajoutons à cela un second rival pour Yusaku, le fringuant et audacieux professeur de tennis de la belle, Mitaka Shun. Peut-on  rendre la situation encore plus complexe ? Vous lisez du Rumiko Takahashi, c’est donc possible ! Kozue Nanao est amoureuse de Yusaku, ils vont se fréquenter tout au long de l’oeuvre, provocant des sentiments confus pour Kyoko, amoureuse de son défunt mari, mais non indifférente au jeune Yusaku.

 

Une série touchante

 

Ce qui fait tout le sel du titre, ce sont évidemment ses personnages, au-delà des jeux de l’auteur avec les chiffres (« Go »  de Godai est aussi le chiffre 5 en japonais, c’est le numéro de sa chambre). Si l’anime bénéficie d’un chara- design pittoresque à l’instar de Kimagure Orange Road grâce au travail de Akemi Takada, le manga commence avec un trait peu engageant qui, fort heureusement, évoluera à l’instar de la maturité de ses protagonistes. Si Yusaku est le stéréotype du héros un peu neuneu sur les bords, sa relation avec Kyoko le grandira au plus haut point. Ses questionnements ne se limiteront pas à ceux du héros standard, à savoir «comment conquérir ma dulcinée ? ». Sa tâche est bien plus ardue, puisqu’au-delà de sa lutte envers Mitaka, c’est contre le souvenir d’un homme mort dont il doit se défaire.


Or, il est difficile de lutter face à ce qui n’existe plus… Cette lutte est traitée avec une certaine distance, ceci afin de ne rien enlever au côté léger et enlevé de la série. En effet, pas question d’être noir ou morose. Kyoko ne s’apitoie pas sur son sort, si elle repense bien sûr à son mari, ce n’est pas en le pleurant toute la nuit. En parlant de son mari, qui était-il pour que Kyoko ne parvienne pas à l’oublier ?


http://animereq.com/wp-content/uploads/2012/02/MaisonIkkoku-Post1.jpg?84cd58Un monsieur tout-le-monde, presque un anonyme. Etait-il beau ? Non, pas spécialement. Etait-il sûr de lui, rassurant ? Pas vraiment non plus. Soïchiro est présenté comme un homme simple et discret, à l’image de sa courte idylle avec Kyoko, interrompu brusquement par la mort brutale de ce dernier. Ce qui fait le mythe du personnage, ce sont les questionnements et les interrogations que Godai aura sur celui-ci jusqu’à la fin. Comment faire avec ce spectre ? Quelle est la solution pour vivre pleinement son amour avec Kyoko ? Godai fera le choix mature d’accepter ce dernier, car c’est la Kyoko veuve dont il est tombé éperdument amoureux. En emportant le souvenir de Soichiro avec lui, il l’accepte à elle, toute entière, ce qui lui permet de l’aimer pleinement. Vous pourrez découvrir cette superbe fin en lisant ou visionnant l’anime, qui comporte tout de même respectivement 96 épisodes sortis entre 1986 et 1988 et paru de 1980 à 1987 pour la version papier disponible en 10 tomes tonkobon bien épais chez nous.


Une longue parution qui aura permis à l’auteur de développer les situations les plus cocasses et improbables pour ses personnages, mais aussi d’offrir un final digne de ce nom aux lecteurs. L’ensemble des héros qui se sont greffés tout au long des années, ont aussi droit à leur développement personnel. On verra même Mitaka  finir par vaincre sa peur des chiens et avoir des enfants.

 

Conclusion


Si Maison Ikkoku démarre donc avec un postulat de départ somme toute classique, l’héroïne veuve et les questionnements autour du personnage de Soïchiro font toute la saveur de la série. Si la conclusion se fait attendre, la faute à un héros hésitant et une héroïne en proie aux doutes, on ne peut qu’être charmé par le dessin et le scénario de la mangaka. Une œuvre intemporelle et émouvante à souhait, doté d’un humour incomparable à lire absolument.

 

 

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[Critique Manga] Dr. Slump

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http://images1.wikia.nocookie.net/__cb20100123220928/drslump/images/6/6f/DrSlump.jpg

 

Il est de ces auteurs capables d’une imagination folle, d’un renouvellement constant dans leurs histoires si bien que l’on ne s’en lasse jamais. Penchons nous sur les fers de lance du magazine shônen Jump.  Eichiro Oda avec One Piece sait par exemple renouveler son registre avec ses arcs se passant dans des univers à chaque fois nouveaux. Araki en fait de même avec Jojo’s Bizarre Adventure. Il existe bien des mangakas talentueux qui mériteraient que l’on s’attarde plus longtemps sur eux, mais aujourd’hui c’est au tour de M. Toriyama et de son cultissime Dr. Slump de passer sous les rampes des projecteurs. N’CHA !

 

 

Mer il et fou



http://mangaworld.netii.net/images/fanart/akira/dr_slump_01.jpgSenbeï Norimaki est un inventeur farfelu, lubrique, petit et gros. Pas tout à fait le portrait du héros classique du JUMP. Mais ce n’est pas grave, puisque ce n’est pas lui le héros de cette « histoire » déjantée, mais son invention la plus aboutie, le robot Aralé Norimaki.


Pourquoi l’a-t-il inventé ? On ne le saura jamais et de toute façon, on s’en fiche bien. En effet, Dr. Slump ne possède pas d’histoire. Le manga se présente plutôt comme un enchaînement successif de gags, des suites du comportement loufoque d’Aralé qui va perturber le quotidien des habitants du village pingouin.


http://i11.mangapanda.com/dr-slump/1/dr-slump-1762420.jpgAlors, autour de quoi tourne l’humour de Dr. Slump ? Du pipi, du caca, oui mais pas que. Le manga est pourvu d’une galerie de personnages tous plus drôles les uns que les autres ! On ne présente plus Suppaman, parodie évidente de Superman sans aucun pouvoir, lâche au possible et doté d’un sens de la justice ambigüe… Si vous le vexez, il n’hésitera pas à vous balancer une bonne grenade dans les dents. On se souvient aussi du Dr. Mashirito, démoniaque rival de Senbeï et caricature de l’éditeur de Toryama lui-même, qui cherche à détruire le monde (en vain) mais voit ses plans contrecarrer par Aralé.

 

Si les chapitres  font mouche, c’est parce qu’il est culoté dans son humour et ne devient jamais redondant. L’auteur intervient lui-même dans sa propre série et s’amuse parfois des défauts de son œuvre en répondant de façon encore plus improbable à ses lecteurs. Les jeux de mots débiles sont légions, les non-sens en pagaille et disséminés de toutes parts. Toriyama, pour ses sketchs, ne néglige aucun genre : de la science fiction (on sent combien il aime Star Wars) aux comics, ses sources d’inspirations sont inépuisables.

 


La vie au village


 

Si il n y a pas vraiment d’histoire, la vie de nos héros évoluera de façon significative. Senbeï finira par avoir une (vrai ?) vie de couple, Aralé ira au lycée, aura elle-même un fiancé robot à son antipode (à savoir : poli, gentil et respectueux), Taro finira policier… L’ensemble des personnages est particulièrement bien traité et les voyages dans le futur avec Time Slipe nous permettent d’entrevoir quel sera le futur des habitants du village penguin, avant même la fin de la série, de quoi contenter ceux qui resteraient sur leur faim sur le devenir des héros.

http://img11.hostingpics.net/pics/192586TAEUnewsslumpspain0.jpg

Chacun trouvera son chouchou dans la série et les nombreuses parodies, issues du milieu du cinéma, du comics ou du folkore nippon sauront vous séduire.  Il est dur de ne pas tomber sous le charme de l’ensemble des protagonistes tant leur  bonne humeur est communicative. Vous vous rendrez bien vite compte que Akira Toriyama est un grand fan de courses de voitures et de Sscience-fiction, beaucoup de ses gags tournent autour de ce thème.

 

 

Du style


 

Bien sûr, quelques punch-line (N’CHA, VROUUUUM, HOYOYO ) et gags récurrents (Aralé qui « joue » avec les voitures de police) sont de mise, mais ils ne viennent jamais stoppés le rythme effréné de l’œuvre. En 18 volumes, il fallait Toriyama aux commandes pour ne pas bailler aux corneilles. Et quoi de mieux que son style graphique unique, si expressif et vif, si simple mais si réjouissant ? Comment ne pas se tordre de rire devant Senbeï qui, fiér de présenter l’une de ses inventions, devient un bellâtre méconnaissable alors qu'il est si trapus d'habitude ? Comment ne pas sourire face au design complètement tordu du roi Niko-Chan (je vous rappelle que son derrière est situé sur sa tête) ?

http://www.gamers-master.com/galerie/upload/data/b18ee42e71c346d0141c72a01fb8cebe.jpg

Les planches sont dynamiques et ont presque une influence venu des cartoons dans leur chute souvent rocambolesque. Le style est à la fois simple et inimitable, c’est un régal de plonger dans l’univers du mangaka le plus connu du monde. Voire les animaux vivre parmi nous, les habitants qui ne sont que très peu choqués de Gatchan, enfant volant doté d’antennes et qui mange tout (est-ce parce qu’il est mignon ?). Que du bon en perspective avec tout le punch dont fait preuve la série, punch que l'on retrouvera dans les débuts de Dragon Ball. Les volumes peuvent se lire sans déplaisir à la suite, les uns derrière les autres, à l'instar de Yotsuba par exemple.

 

 

Bilan


 

Dr. Slump est une perle d’humour en plus d’être une série culte à lire à tout prix. Si le pipi caca ne vous convient pas, n’oubliez pas l’auteur est un touche à tout qui saura vous séduire. Impossible de ne pas décrocher un sourire devant cette œuvre intemporelle. Une sacré poilade HOYOYO !

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